Villi Hermann réalisateur : « c’est un film sur mon passé et pour tous ceux qui avaient 20ans » 4 décembre 2018

Dans ce documentaire « Choisir à 20ans », vous êtres revenu sur de faits qui se sont déroulé y’a de cela 50ans, pourquoi ce choix ?

Je l’ai nié durant 50ans à moi-même, à un certain moment j’ai rencontré un insoumis, il m’a demandé pourquoi j’en parlais pas, il m’a encouragé à le faire, je me suis dis qu’il était temps de raconter cette époque qui a fait partie de ma vie. J’ai décidé ensuite de partir à la rencontre de ces derniers qui m’ont raconté leurs vies et après on s’est fixé un rendez vous pour le tournage, mais il faut savoir qu’il y’avait une petite symbiose entre la personne et moi, ils étaient libre de dire ce qu’ils pensaient. Après cela, je suis arrivé avec ma caméra, j’ai filmé moi-même le film et je fais moi-même le son aussi, on s’est retrouvé avec le témoignant face à face, ces derniers ont osé dire des choses  ils ont jamais osé dire avant.

Ce documentaire est comme une sorte mémoire pour ces militants…

Oui, les familles de certains de ses personnes ne savait rien de ce qui s’est passé à cette époque, ou ils étaient militant en Suisse, il y’avait une espèce de crainte de ces déserteurs réfracteurs de dire ce qu’ils ont fait à 20ans. J’ai trouvé une occasion pour remémorer ces faits car aujourd’hui ils ont tous 80 berges, entre temps y’a déjà deux d’entre eux qui sont morts, je n’ai jamais forcé la main a aucun d’entre eux, j’ai comme même insisté un peu certes. La population Suisse sait, aussi peux choses de cette période.

Vous avez avoué que ce documentaire avait un aspect plutôt personnel…

Quand vous avez 20ans, vous faites quelques fois des choses que vous oubliez, car quand j’étais à Sidi Larbi à Beni Snousse, je n’étais pas encore cinéaste, après ma formation et les quelques film que j’ai réalisé au cours de ma carrière, que j’ai décidé de lever le voile sur ce passé, y’a pas de raisons majeur que aussi moi même témoignais de ce que j’ai vécu et retrouvé quelques personnes qui ont vécu la même chose.

Ce film est un retour à ma jeunesse, quand j’avais 20ans que j’ai choisit, comme je dis le titre de donner un coup de main très minimaliste à la paix qu’on avait avec la guerre d’Algérie et parallèlement m’intéressais aux déserteurs et réfracteurs insoumis qui ont refusé de faire la guerre, ils étaient réfugiés en Suisse pendant un an ou pour certains d’autre pendant cinq ou six ans. Cette histoire est très méconnu, y’a très peux de publications sur ces déserteurs qui ont eu la chance de se retrouver en Suisse ou en Belgique, donc pour moi c’est un film sur mon passé et pour tous ceux qui avaient 20ans et ont fait face à ce choix difficile et souffrant.