The Perfect Patient présenté au public : Les travers de la justice 12 décembre 2022

Le long-métrage de fiction «The Perfect Patient» (le patient idéal), un polar scandinave qui dénonce la manipulation judiciaire dans le cas «Thomas Quick», condamné à tort pour des crimes qu’il n’avait pas commis, a été projeté, mercredi soir, à Alger, Projeté à la salle Ibn Zeydoun de l’Office Riadh El Feth (OREF) dans le cadre de la compétition officielle du 11e Festival international du cinéma d’Alger (Fica) dédié au film engagé, «The Perfect Patient», «Quick», selon son titre originel, a été réalisé en 2019 par le Suédois Mikael Halfstrom sur un texte du Norvégien Erlend Loe, dans une coproduction suédoise-belge. En présence de l’ambassadeur de Suède en Algérie, Bjorn Haggmark, le film, tiré de faits réels, met à nu, en 126 mn de temps, les disfonctionnements de la justice suédoise dans le cas «Sture Bergwall», tient-on à préciser, auto- rebaptisé «Thomas Quick», qui avait alors, défrayé la chronique. Accusé à tort pour des crimes qu’il n’avait pas commis, Thomas Quick, campé par David Dencik, est resté en prison durant 22 ans, avant que Hannes Rastam, rendu par Jonas Karlsson, journaliste d’investigation aguerri, et sa jeune consœur, Jenny Kuttim, interprétée par Alba August, décident de rouvrir son dossier, perçu par l’opinion comme une retentissante affaire vieille de plusieurs dizaines d’années. Le 11e FICA se poursuit jusqu’à aujourd’hui, 10 décembre, avec 25 films en compétition sur une soixantaine d’autres de différents pays, dans une édition qui met l’accent sur les questions de la résistance de la femme et de l’environnement, ainsi que sur des focus thématiques dédiés à la mémoire et à l’histoire programmés, entre autres, en marge de la projection des films en compétition.

elmoudjahid