Réaction équipe artistique de « La voix des anges » 3 décembre 2018

Ils font partie de la distribution de « La voix des anges », long-métrage de fiction du cinéaste Kamel Iaiche, projeté en avant-première dimanche 02 décembre 2018, à la salle Ibn Zeydoun à la faveur du neuvième FICA. Ils reviennent sur cette expérience

Rania Serouti :

Quand j’ai fait mes premiers pas dans l’art à l’âge de 17 ans, il n’y avait pas une grande prise en charge des jeunes comédiens. Il y avait des affinités avec certains comédiens, les conseils des aînés, mais on apprenait le reste sur le tas.

Je voulais vraiment encadré cette jeunesse, c’est une chose qui me tenait à cœur et j’ai pris beaucoup de plaisir à le faire. J’adore transmettre, expliquer les choses, se rapprocher des autres, un artiste doit être très humain avant tout.

 

Hicham Mesbah : « C’est l’art qui a sauvé le petit Mahrez »

On confirme finalement que dans l’art il n’y a pas d’âge. Kamel m’a offert à travers ce film une deuxième jeunesse. Le rôle de ce petit jeune je l’aurai joué si j’étais jeune, c’est la raison pour laquelle il m’a donné le rôle d’encadreur de jeunes dans le domaine artistique.

Je pense que ce film est un hommage à l’art et aux artistes algériens. Ce film peut être reçu comme un hommage à Abdelkader Alloula à Azzzedine Medjoubi ou autre artiste ayant contribué à l’épanouissement de l’art en Algérie.

La réaction du public a été très touchante, la salle était archi-comble et le débat a été somptueux. Je pense que le message du film est passé ; « Il ne faut pas tuer l’artiste ». Si un pays souhaite se développer et s’épanouir, il doit renforcer le socle de l’art, et je pense que « La voix des anges » a bien transmis le message. L’art doit être porté au sommet pour que le pays ne tombe pas, et puis c’est l’art qui a sauvé le petit Mahrez de la débauche.

Hamza Laroussi : « Mon personnage a été victime d’endoctrinement »

C’est ma première expérience dans le septième art. J’ai déjà joué dans des sitcoms et des feuilletons télévisés, mais c’est Kamel Iaiche  qui m’a donné la chance de faire ma première apparition dans le cinéma.

Pour mon personnage, « Farouk » est une victime d’endoctrinement qui se trouve dans l’intégrisme violent. J’espère que le film a diabolisé cette image de manipulation dont certains jeunes ont été victimes.

Prendre part au film a été une très bonne expérience dans une ambiance magnifique et familiale, j’espère que « La voix des anges » sera un succès pour le public algérien.

Nidal El Melouhi : « Si nous n’avions pas gardé espoir nous ne serons pas là »

J’ai été honoré d’être contacté par Kamel Iaiche et de prendre part à la distribution du film. Je suis tombé amoureux de la première lecture du scénario que j’ai trouvé merveilleux, l’idée du film dans le film était judicieuse.

Le film est aussi un message d’espoir, je pense que l’espoir est omniprésent, il suffit juste de le chercher. J’ai quitté l’Algérie en 2001, j’ai vécu toute la décennie noire en Algérie et j’ai beaucoup joué sur cette salle d’Ibn Zeydoun. Je pense que si nous n’avions pas eu espoir d’un lendemain meilleur nous ne serons pas là aujourd’hui à débattre du film.