Projection de Inocencia de Alejandro Gil à la clôture du 10 eme Fica 15 novembre 2019

Huit étudiants exécutés injustement !

Un très beau film a clôturé jeudi soir la 10 eme édition du festival International du Cinéma d’Alger dédié au Film Engagé.

Il s’agit de Inocencia de  Alejandro Gil,  écrit et réalisé d’après des faits réels.  Un film  entièrement produit par l’Institut cubain du film (ICCA) dans le but de faire connaitre aux cubains cette  tragique histoire  de leur pays. En effet Innocence raconte comment huit étudiants en médecine seront  amenés à être exécutés de façon terrible  par les autorités coloniales espagnoles en 1871. Le public  découvrira en fait  deux histoires en parallèle, celle de ces jeunes étudiants épris de liberté et puis  celle de Fermin Valdés Domínguez, qui a également été accusé et condamné à une peine d’emprisonnement, puis   tentera d’innocenter  ces jeunes. 16 ans d’acharnement avant de mettre fin au  suspense et ainsi trouver leur corps. Il écrira un livre qui racontera tout ça et mettra en lumière les injustices commises contre ces jeunes jetés en prison puis exécuté sommairement. «  Cuba est une référence pour nous car le cinéma cubain a  su parler de son histoire. Ce film  est basé sur des événements réels puisque  c’est de  l’histoire que raconte Alejandro Gil qui a lieu au mois de  novembre 1871.  Décidément,  le mois de novembre est chargé d’histoire ! » Fera remarquer ému,  Ahmed Bejdaoui, le commissaire du festival, jeudi lors de la cérémonie de clôture.  Et d’indiquer : « Au moment  où l’Espagne  était encore colonisatrice  de Cuba, les espagnols pour des raisons obscures  attaquent  des jeunes médecins  en grève,  pour proclamer des conditions de travail  .  On les massacre en les accusant de tout les maux.  Un homme, Fermin Valdes à travers  une enquête tentera de prouver que  ces huit médecins étaient innocents d’où le titre du film. 1868 Rosé Marti revient  à cuba après un exil très long en Espagne  et en 1895  il meurt au combat contre les forces à la fois américaines et espagnoles (…) En 1898 en quelques année,  l’histoire de Cuba a basculé…  Ce qu’on peu retenir de ce film est la manière brillante que le réalisateur  et son équipe ont eu à traiter cette histoire. » Estimera Ahmed Bejaoui. En effet,  ce film nous décrit, au-delà de ces injustices comment des vies humaines par ce qu’elles ont osé parler se sont retrouvées assassinées par une Espagne qui voulait faire se soumettre ces jeunes cubains et les faire plier. Le film montre aussi un jeune étudiant se confesser au prés d’un curé, lui confiant sa déception quant à la violence commise par les hommes  mais aussi envers de dieu qui laisse faire. Un récit  qui dénonce avec acquitté l’ignominie des hommes  qui arrachent à des familles leurs enfants d’une froideur déconcertante. Le film a touché plus d’un car au-delà des histoires de guerre, le réalisateur a su donner de l’épaisseur à ses personnages en nous dévoilant des histoires personnelles et  intimes brisées par le fait de la guerre. Ce mal inventé par l’homme pour détruire d’autres hommes. Il est à bon à noter que les huit  étudiants à savoir, Alonso Álvarez de la Campa, José de Marcos y Medina, Carlos Augusto de la Torre, Eladio González y Toledo, Pascual Rodríguez y Pérez, Anacleto Bermúdez, Ángel Laborde et Carlos Verdugo, n’étaient âgés que de 17 à 21 ans. Une vraie tragédie humaine.