Programme films courts « Focus Environnement (2) » du FICA 8 décembre 2022

Au cœur des préoccupation environnementales

Organisé par le Festival International du Cinéma d’Alger en collaboration avec le British Council Algérie, ce focus entièrement dédié à l’environnement se veut un moyen de sensibilisation et de ralliement à une cause importante. Aujourd’hui, la prise de conscience collective est devenue plus que nécessaire pour la préservation de la Terre. Des films pertinents qui soulèvent plusieurs questions d’ordre environnemental.

« Blackthorn » et « Song of the heart ». Une philosophie environnementale

Dans ce film, le réalisateur britannique Dom Bush raconte l’histoire de Sam Robinson qui exerce le métier millénaire de la construction de murs en pierres sèches à Cumbria, dans le nord de l’Angleterre. Il travaille par tous les temps pour créer et maintenir le relief de la terre, sa philosophie est celle de la protestation, de la fierté et de l’authenticité – une contre-vision à une Grande-Bretagne liée au consumérisme, les gens éloignés du travail qui a, autrefois, ancré leurs communautés.

Le second film « Song of the heart » du réalisateur Soumik Datta (Royaume-Uni) montre une réalité dramatique que vivent les pays du Sud. Il montre ces nombreuses populations qui ont dû fuir leur maison après une catastrophe naturelle due au réchauffement climatique. Le film suit une jeune réfugiée climatique du Bengale, alors qu’elle cherche son père disparu à travers les berges inondées du delta des Sundarbans, brûlant les forêts et faisant fondre les calottes polaires.

Des films forts qui secouent. Ils dénoncent sans détours ni fioritures les dégâts occasionnés par le réchauffement climatique. Ils tirent la sonnette d’alarme pour sensibiliser l’opinion publique sur la nécessité d’arrête le massacre.

 

SOS environnement…

Présent à ce focus, Hamid Belkacem, animateur radio spécialiste en environnement, a déclaré que « les films abordent des préoccupations liées à l’environnement », et de rappeler que les bouleversements climatiques s’accentuent d’année en année, et qu’ils impactent tout l’environnement. Il a souligné que « la jeune génération doit prendre les bonnes décisions pour le bien-être de la planète », mettant l’accent sur la nécessité de « rendre la question de l’environnement une question pédagogique » en vue d’éveiller les consciences et de sensibiliser les jeunes aux questions environnementales.

Il a, en outre, rappelé que « l’environnement a sa place dans le système éducatif algérien, il y a une diffusion importante, il manque seulement les sorties aérées sur le terrain ».  L’intervenant a ensuite expliqué que pour comprendre ce qui se passe, il faut « se demander pourquoi la planète va mal, quels sont les enjeux politiques et économiques qui entravent les décisions qui devraient être prises pour sauver notre planète ».

Pour trouver des solutions communes à tous, il faut « réfléchir globalement pour la planète en matière d’environnement et agir localement. Chacun de nous a une responsabilité, on doit s’écouter, partager ; il faut promouvoir un message de paix, de justice. Il faut agir pour s’entraider. »

Hamid Belkacem a, par ailleurs, exhorté à « abandonner les énergies fossiles et se tourner vers les énergies renouvelables » afin de diminuer les rejets à effet de serre dans l’atmosphère.

Interrogé sur le rôle du cinéma quant à la préservation de l’environnement, il a déclaré : « il peut en effet y jouer un rôle primordial, il constitue un vecteur essentiel de paix et d’équité, de réconciliation et de prise de conscience. » Et de conclure : « pour remédier au changement climatique, il faut changer les mentalités. »