« Paysage d’automne » de Merzak Allouache en avant première mondiale à Alger 13 novembre 2019

Avec « Paysage d’automne », projeté mardi soir en avant-première mondiale à la salle Ibn Zaydou de l’Office Ryad El Fath (OREF) à l’occasion de la 10ème édition du Festival International du Cinéma d’Alger (FICA) 2019, le réalisateur Merzak Alloouache, est revenu avec un film d’action qui dévoile sa nouvelle tendance. A ce sujet, il confit au FICA :

  • « Paysage d’automne » est un film qui révèle un autre genre chez vous ?
  • Merzak Allouache : Le film très spécifique voit particulier comparativement à mes autres réalisations. C’est un genre policier contrairement à ce que j’ai l’habitude de présenter à mon public habitué à mes réalisations artisanales. D’ailleurs, cette fois-ci j’ai opté pour un tournage dans la ville de Mostaganem en raison de l’espace mais surtout de la fluidité des routes comparativement à celle d’Alger qui sont tout le temps encombrées.
  • Comment vous ai venu l’idée d’un scénario pareil ?
  • Merzak Allouache : J’ai beaucoup cherché, et j’ai commencé bien avant l’explosion de l’affaire de la Cocaïne d’Oran. Le terrain m’a été ouvert et comme j’aime faciliter les choses, alors c’est venu comme ça.
  • Pourquoi « Houria » une journaliste d’investigations ?
  • Merzak Allouache : C’est au fait une présence féminine, d’où le concept du film genre, et de film policier mais sans profondeur entre rapport presse, réseau et services de sécurité car ceci n’est pas mon but mais plutôt mettre en avant cette femme forte, fière et très engagée
  • Comment s’est fait le choix des personnages ?
  • Merzak Alouache : J’ai fait un très grand casting à Mostaganem et c’est pratiquement tous les jeunes gens de la région qui se sont présentés. Le choix s’est fait en fonction et suite à leurs bonnes interprétations. S’y ajoute aussi, le langage du film qui est très approprié et accessible à tous les algériens.
  • Vous mettez en avant le journalisme d’investigation, est-ce que selon vous, le 4ème pouvoir est inexistant en Algérie ?
  • Merzak Allouache : J’ai terminé le film entre fin 2018 fin janvier 2019. Et depuis longtemps j’observe ce qui se passe dans le pays et je suis de près ce qui s’écrit dans la presse sur l’Algérie. Mon constat est qu’il y’a manque de journalistes d’investigations qui relatent réellement ce qui se passe dans la société et ce que vivent les gens. C’est pour cela, que j’ai un peu remodelé   le film lui donnant forme d’un récit plein de suspens, à l’image d’un thriller.
  • Avez-vous fait face à quelques entraves pour la réalisation de ce film ?
  • Merzak Allouache : non pas tout à fait, tout est bien, les acteurs très coopérants, seulement le budget est très limité mais j’ai pu quand même travailler et aller jusqu’au bout avec les moyens de bords qui se sont présentés. Seulement ma hantise, réside dans le fait, que mes films ne sont pas vus par les algériens contrairement à l’étranger.

Ils ont dit :

Salima Abada, dans le rôle de « Houria » : « La machine est rodée » :                                

« Je suis à ma troisième collaboration avec Merzak Alloouache, et  chaque collaboration, est une découverte différente. Avec lui, ça y est, la machine est rodée. Je suis très contente d’avoir retravaillé avec lui dans son nouveau film. J’ai eu aussi le privilège de côtoyer des acteurs ayant déjà fait leurs preuves dans le milieu cinématographique dont Khaled Benaissa. Se mettre dans la peau d’une journaliste est une expérience magnifique et qui renseigne surtout sur les dangers et les contraintes de ce beau métier. Une fois dans le rôle, on ne peut plus en ressortir surtout ce personnage de femme forte et engagée et qui n’a pas peur de rien.

Abdelhalim Rahmouni dans le rôle du commissaire :  « De la cinégraphie à l’actorat »

« C’est une très belle expérience qui a réveillé en moi de vieux souvenirs. Je ne suis pas qu’acteur au fait, je suis scénographe. Je suis sortie de l’INADC en 1963 sous la coupe de Mohamed Bouziane, et à l’époque cette spécialité touchait à tout en cinq ans d’études dont deux ans d’actora et mise en scène avec Hamid Ait El Hadj. J’ai eu plusieurs spectacle de théâtre, et me voilà dévoiler une véritable expérience en tant qu’acteur d’un film, section long métrage fiction, avec le grand Merzaki Allouache ».