Ouverture du festival international du cinéma d’Alger avec 25 films en compétition 7 décembre 2022

Le 11ème Festival international du cinéma d’Alger (FICA) est de retour après deux ans d’arrêt en raison de la pandémie de Covid-19. Une soixantaine de films sont prévus du 2 au 10 décembre 2020. Vingt cinq films sont en compétition.

Soraya Mouloudji, ministre de la Culture et des Arts, a évoqué, lors de la cérémonie d’ouverture, vendredi 2 novembre à la salle Ibn Zeydoun, à l’office Riad El Feth, « la volonté de l’Etat d’oeuvrer à hisser le septième art au niveau espéré à une époque où la concurrence technologique est rude et les développements  dans les domaines de l’audiovisuel sont accélérés ».
Elle a annoncé que le ministère a mis en place « une stratégie cohérente » pour développer l’art cinématographique en Algérie.

« Reprise » du soutien de l’Etat au cinéma«

Cela concerne la formation, l’accompagnement et le soutien. Un programme efficient sera lancé avec des mécanismes étudiés en 2023. Il y aura une reprise du soutien de tous les projets  cinématographiques quel que soit le genre », a-t-elle annoncé.
Le fonds d’affectation spéciale,  FDATIC, Fonds pour le développement de l’art de la technique et de l’industrie cinématographique, a été gelé ces derniers mois, suscitant l’inquiétude des professionnels du cinéma.

« El Gharib » (l’étranger), le premier long métrage du jeune palestinien Amir Fakhreddine, a été projeté, en hors compétition, à la fin de la cérémonie d’ouverture marquée par la présence de plusieurs ministres et de nombreux ambassadeurs accrédités à Alger.
Les films en compétition, longs, courts et documentaires, sont projetés à la salle Ibn Zeydoun et reprojetés à la salle Cosmos.

Dans la liste, figurent, entre autres, « Limbo » de Ben Sharrock (Royaume Uni), « De nos frères blessés » de Cisterne Hélier (Algérie, Belgique, France), « Humus, a story of appropriation » de Abood Lafi (Palestine, Qatar, Syrie, Allemagne), « Silence radio » de Juliana Fanjul (Mexique, Suisse), « Saint Omer » de Alice Diop (France), « Los Zuluagas » de Flavis Montini (Italie, Colombie), « Argu » de Omar Belkacemi (Algérie), « Deux boîtes retrouvées :  voyage au Vietnam » de Cécilia Mangini et Paolo Pisanelli (Italie), « Catwalk » de Johan Skog (Suède), « Anonymes » de Fama Reyane Sow (Sénégal) et « Nos Frangins » de Rachid Bouchareb.

Merzak Allouache préside le jury

Les débats sur les films en compétition sont prévus le lendemain de la projection à la salle Frantz Fanon à l’Office Riad El Feth dans la matinée.  Les films en compétition sont projetés chaque jour à 14h, 17h et 19h.  Le jury longs métrages est présidé Merzak Allouache, celui du court métrage par Said Mehdaoui.

« La dernière reine » d’Adila Bendimerad et Damien Ounouri  (Algérie, Qatar, Arabie Saoudite, France et Taiwan) sera projeté, en hors compétition, lors de la cérémonie de clôture, samedi 10 décembre.
Le commissariat du festival, présidé par Zahia Yahi et assistée par Ahmed Bedjaoui à la direction artistique, a prévu six focus thématiques sur : « Retrouvailles », « 60ème anniversaire de l’indépendance », « Découvertes », « Cinéma, mémoire et résistance », « Environnement » et « Femmes ».

« Retrouvailles » est premier focus prévu ce samedi 3 décembre, à la Cinémathèque d’Alger. Trois films sont au programme « Les mains libres » de l’italien Ennio Lorenzini, produit en 1964,  « Archie Sheep chez les touaregs », de Ghaouti Bendeddouche, sorti en 1969 et « Tahia ya Didou » de Mohamed Zinet ». « Ces films étaient considérés comme perdus », a indiqué Ahmed Bedjaoui, lors d’une conférence de presse.

Lina Khoudri et Réda Kateb animent un master class

Le deuxième focus est programmé au Palais de la culture Moufdi Zakaria, dimanche 4 décembre, consacré aux films sur la guerre de libération nationale. Seront projetés, entre autres : « Roberto Muniz, un argentin dans la Révolution algérienne » de Nestor Antonio Suleiman, « De la Conquête » de Franssou Prenant et  « Capitaine Valchanov » de Djamel Bendeddouche. La cinémathèque d’Alger et le Palais de la culture Moufdi Zakaria sont réservés pour les films dans la section « Focus ».

Trois master class sont prévues le 5, 7 et 9 décembre au Palais de la culture Moufdi Zakaria et à l’Office Riad El Feth. Le réalisateur  Chergui Kharroubi animera le premier master class, le 5 décembre, sur la thématique de « Documentaire et Fiction, Frontières Incertaines.

Le 9 décembre, les acteurs franco-algériens Lina Khoudri, Réda Kateb et Samir Guesmi animeront un atelier  sur « le métier de comédien. Les trois acteurs sont distribués dans le long métrage « Nos frangins » de Rachid Bouchareb sur l’affaire Malik Oussekine en France. Le film sera projeté en avant-première nationale le 9 décembre, à 19h, à la salle Ibn Zeydoun. 

24hdz