Master-class sur le métier de comédien 12 décembre 2022

Le théâtre et le cinéma pour raconter des histoires

La troisième master-class du 11ème FICA, consacrée au métier de comédien, a eu lieu le 9 décembre 2022, au niveau de l’auditorium du Palais de la Culture Moufdi Zakaria à Alger, animée par Rachid Bouchareb, Lyna Khoudri, Reda Kateb Et Samir Guesmi.

Que ce soit sur scène ou à l’écran, le comédien interprète des textes et leur donne vie. C’est son métier. C’est cette thématique qui a été abordé par Lyna Khoudri, Réda Kateb et Samir Guesmi (acteurs principaux du film « Nos frangins » de Rachid Bouchareb) dans cette master-class.

D’emblée, Réda Kateb, a précisé que le métier de comédien est différent. Pour lui, il n’y a pas deux comédiens qui jouent deux rôles pareils.  Abondant dans le même sens, Samir Guesmi soutient que le 4ème art porte le texte.  De son côté, Lyna Khoudri a confié : « J’ai beaucoup d’amour pour le théâtre. Il m’a tout appris. Je continue d’en faire d’ailleurs. Cela fait vraiment parti du métier de comédien. Ce qui se passe sur le plateau d’un tournage de film est très différent du plateau du théâtre. »

Revenant à la charge, Réda Kateb affirme que le théâtre est plus accessible, reposant sur les mots et le texte. C’est le dénominateur commun avec le cinéma. L’art des mots au théâtre devient le point de départ que l’on retrouve au cinéma. Il spécifie que  jouer au théâtre et au cinéma, c’est raconter des histoires avec d’autres personnes et tendre le miroir aux autres.

Samir Guesmi souligne qu’à partir du moment où il y a une personne qui parle et une autre qui l’écoute ou qui lui répond, il y a du théâtre. Quant à la notion de s’exercer, elle est permanente.

Les trois soutiennent qu’un acteur ou un comédien ne peut pas tomber dans l’écueil des rôles identiques. « Quand on est acteur, on est dépendant de ce qui nous arrive. Chacun navigue à vue dans son propre parcours en essayant de ne pas refaire ce qu’il a fait avant. L’important, ce n’est pas de s’user mais de garder la passion intacte. Même si c’est un métier qui nous permet de gagne notre vie, chaque projet doit-être perçu comme une première fois », argumente Réda Kateb.

Pour Samir Gémi, c’est plutôt un challenge de ne pas refaire ce qu’on a déjà fait. Sinon un sentiment d’ennui s’installe. Chaque voyage doit être différent pour un comédien.

Présent aux côtés des comédiens, le réalisateur Rachid Bouchareb confesse que quand il travaille avec les acteurs, il leur donne l’histoire à lire pour pouvoir en parler. Il leur montre, également, des articles de journaux et des archives. « On parle. Je fais mon travail. Je les laisse eux faire le leur. Ils lisent le texte. J’ai confiance en eux. Cela me suffit. Je veux seulement qu’ils prennent le personnage. Et après il y a tout le temps, au montage, pour bonifier les acteurs ».