Master Class « Le montage, troisième écriture d’un film » Yannick Kergoat : « le rythme est la signature émotionnel d’un film » 15 novembre 2019

Le réalisateur, scénariste et monteur Yannick Kergoat, a animé lundi 11 Novembre un Master Class, s’intitulant « Le montage, troisième écriture d’un film », dans le cadre dans le cadre du 10e Festival International du Film d’Alger (FICA 2019).

C’est avec une oreille attentive des étudiants d’Oxygène Académie et amateur du  7e art, ou encore du réalisateur et ami de l’intervenant Rachid Bouchareb, que Yannick Kergoat, s’est confié sur son métier cinématographie, en passant en revue les différents aspects de ce dernier. « Ce qu’il faut savoir, c’est que nous sommes très peu documentée, nous n’avons pas vraiment accès à ce qui se passe dans un studio de montage, et la culture cinéphile s’y intéresse peu car ce sont des choses du domaine de l’intime ». Il ajoutera : « Le montage c’est la cuisine interne  du monteur  et  réalisateur ».

Pour mieux s’expliquer, Yannick Kergoat, a projeté deux extraits des films « La voie de l’ennemi », de Rachid Bouchareb, et « Assassins », de Kassovitz. Il dira à la fin de la projection « le début n’est pas fidèle à ce qui était écrit dans le scénario. Dans Assassins, le scénario était linéaire, nous avons décidé d’ajouter des flash-back et des changements de temporalité. C’est dire qu’on peut faire quelque chose de différent de ce qui a été écrit », aborde t il. Il expliquera aussi que « Le montage doit nier l’intention du scénario et que le rythme est la signature émotionnel d’un film.  Un monteur  n’est en aucun cas le réalisateur, il n’est donc pas responsable du film».

Dans le même contexte, l’intervenant expliquera que « la cohésion entre les personnages d’un film, se fait grâce à un montage artistique ». Il poursuivra « on réussit mieux le montage d’une œuvre cinématographique, lorsqu’on ignore les conditions ou comment il a été tourné ». Selon lui, « un film mal tourné ne peut être sauvé ».