Long métrage « Arabia » de Joâo Dumans et Affonso Uchoa Pour la survie d’un quotidien 8 décembre 2018

D’une durée d’1h 37min, le film dramatique brésilien «Araby » revient sur une histoire poignante de l’existentialisme humain et de l’économie brésilienne.

Tout commence dans le quartier d’Ouro Preto à Minas Gerais, non loin d’une usine d’aluminium. André, un adolescent vit avec son petit frère malade. La mère est souvent en voyage à l’étranger. C’est leur tante maternelle Marcia infermière qui vient leur rendre visite une fois par mois. Tout bascule pour André quand sa tante l’envoie chercher les affaires de l’ouvrier Cristiano. Ce dernier  meurt  sur son lieu de  travail, plus exactement, au niveau de l’usine d’aluminium. Par inadvertance, André tombe sur le carnet du défunt. Une sorte de carnet journal où Cristiano avait consigné les huit dernières années de son existence. Comme sa vie se fractionnée entre l’usine et son penchant pour le théâtre, il s’était lancé dans ce projet d’écriture suite à un atelier théâtre de l’usine.

Ainsi André s’efface de l’histoire pour laisser place au récit douloureux de Cristiano. Un jeune homme dont la chance n’a jamais sourit. Alors qu’il vivait chez ses parents, dans la ville de Contagen, il  se fait prendre par la police pour vol d’une voiture. Il est incarcéré pendant un an,  quatre mois et vingt six jours . A sa sortie de prison, il décide de ne pas rentrer à la maison mais de prendre la route pour oublier cette criminalité. Il fait une petite halte chez un cousin et arrive même  travailler dans une plantation de mandarines. Son patron  refuse de le payer au bout de trois mois. Il lui somme de prendre  une vingtaine de cageot de mandarines en guise de  sa rémunération mais Cristiano arrive à lui sous tirer une centaine de cageots.

En l’espace de trois ans, Christiano se familiarise avec tous les métiers et dort  partout. Il côtoie aussi bien les riches que les pauvres. Il se frotte à des hommes honnêtes et à des tricheurs. Plus le temps passe, plus il s’enlise dans la  tristesse et le drame. Un soir il percute une personne étrangère alors qu’il est au volant d’un camion. Personne ne saura rien puisqu’il balancera le corps du haut d’une falaise. Cristiano voulait retrouver la taule. Il prend ses affaires pour ne plus revenir dans cet endroit. Dans une  usine de textile, il rencontre la femme de sa vie Anna. Un amour qui sera perturbé par la  perte de leur bébé.  A la suite de la décision d’Anna de rester seule, Cristiano fait encore ses valises pour  l’usine d’Aluminium.

A travers le drame de la vie de Christiano, se devine en filigrane  l’histoire de l’économie brésilienne avec ses premières formes d’industrie.