Les paradoxes de l’Afrique à travers les silences de Lydie 4 décembre 2018

Les passionnés des films documentaires ont assisté, mardi après-midi, à la salle Ibn Zeydoun, à la faveur du 9e FICA, à la projection de « Les silences de Lydie ». Un film bouleversant qui porte à l’écran la crise multidimensionnelle d’une adolescente burkinabé

Dans une société déchirée par la famine et la pauvreté, dans une ville où les fléaux atteignent des proportions alarmantes, Lydie, âgée de dix-sept ans ressent encore la douleur de la séparation de ses parents. Elle fugue du foyer de son père avant d’être rattrapée par sa mère qui l’oblige à rester prés d’elle. Forte de caractère et turbulente, Lydie finit toujours par s’en fuir à la recherche d’un bonheur enfoui ailleurs.

Sous titré « Permis d’exister », le film se concentre sur la quête d’identité de Lydie dans les relations conflictuelles avec sa génitrice, ses conflits intérieurs, ses absences, ainsi que ses tentatives de mener une vie simple en apprenant le métier de couturière. Le film explore plusieurs thématiques philosophiques d’ordre actuel à l’exemple du pardon, la seconde chance et la rédemption, le tout, dans une unité de lieu pas souvent facile à vivre.