Le FICA rend hommage aux amis disparus 10 décembre 2022

Un devoir de mémoire

Afin que nul n’oublie ces personnalités (réalisateurs, comédiens, photographes…), les organisateurs du 11ème Festival International du Cinéma d’Alger voulait leur rendre un dernier hommage, car « ces femmes et ces hommes ont accompagné la manifestation de leur soutien bienveillant et de leur fidélité ».

Le 7ème art était leur passion commune. Ils l’ont porté jusqu’à leur dernier souffle. Ils sont réalisateurs, comédiens ou scénaristes d’Algérie et d’ailleurs, qui, tout au long de leur vie, ils ont lutté pour « faire leur cinéma ». Même si le Covid-19 ou la maladie a fini par les emporter, leur empreinte est indélébile. Afin que nul n’oublie ces personnalités, le 11ème Festival International du cinéma d’Alger (FICA), voulait leur rendre un dernier hommage. « Ces femmes et ces hommes ont accompagné la manifestation de leur soutien bienveillant et de leur fidélité. La plupart ayant participé par leurs créations, leurs communications, leurs rôles dans les films ou à travers les jurys », écrit le commissariat du FICA. Et de préciser : « Chacune et chacun d’entre eux s’est efforcé d’apporter sa contribution à l’essor du cinéma et de l’audiovisuel dans notre pays (…). A travers leurs œuvres, de même que dans nos cœurs, leur mémoire se perpétuera ». Parmi ces noms, nous retrouvons le duo inséparable Ahmed Benaïssa et Mohamed Djohri « Djo ». Ces deux comédiens charismatiques ayant marqué le public des deux rives, grâce à leur jeu et talent indéniable, notamment au cinéma, étaient toujours présents aux avant-premières et autres évènements cinématographiques pour encourager et motiver les jeunes réalisateurs. N’oublions pas également leur acolyte, le réalisateur Cherif Aggoune dont la caméra était une « arme » pour documenter l’histoire de notre pays. Autre personnalité dont la disparition a rendu orphelin plus d’un, dans la scène culturelle algérienne, c’est indéniablement la monteuse, réalisatrice et productrice Yamina Bachir-Chouikh. Si le grand public se souvient toujours du film culte « Rachida » ; les professionnels du métier se souviendront, quant à eux, de son tempérament de feu et sa fougue. Connue pour son franc-parler et sa spontanéité, « Mina » était toujours là, pour pousser les jeunes à offrir le meilleur d’eux-mêmes. D’ailleurs, elle a poursuivi son combat pour l’essor du 7e art, et ce, malgré la maladie. Nous n’oublierons pas de citer Nasr-Eddine Guenifi qui a laissé pour la postérité l’œuvre « Nous n’étions pas des héros », une adaptation de l’ouvrage « Le camps » de Abdelhamid Benzine. Cela est le cas également du réalisateur et scénariste Brahim Tsaki, parti dans la discrétion, et ce, sans avertir son ami de toujours Boudjema Kareche. La grande famille du cinéma algérien est aussi en deuil pour la perte du père d’« Arezki l’insoumis », Djamel Bendedouche ; le comédien au sourire généreux Djamel Barek ; le journaliste et documentariste Nazim Souissi et Lyazid Khodja, gérant de la salle « Mohamed Zinet », qui accueillait « ciné-club », cinéphiles et cinéastes de divers horizons. Outre cet hommage aux professionnels de la scène algérienne, le FICA a tenu, entre autres, à rendre honneur à différentes personnalités étrangères ayant accompagné le festival ou ayant apporté leur pierre à l’édifice du 7ème art à l’international, à l’exemple du monument Jean-Luc Godard ou encore le réalisateur et écrivain Bertrand Tavernier. Sans oublier la scénariste, documentariste et photographe Cecilia Mangini et les ciénastes Fernando Solanas et Alain Tanner.