Le Festival international du cinéma d’Alger (FICA) est de retour cette année, du 1er au 9 décembre, à l’Office national de Riadh El Feth. 21 décembre 2018

Les grandes lignes de cette programmation de 2018 ont été dévoilées, hier matin, lors d’un point de presse animé conjointement par la commissaire du festival, Zehira Yahi, et le directeur artistique du FICA, Ahmed Béjaoui. Cette édition 2018 se déroulera donc au niveau de trois espaces de l’OREF, à savoir, la salle Ibn Zeydoun, la filmothèque Mohamed Zinet et le cercle Frantz Fanon.

La commissaire a expliqué que la délocalisation du festival est due notamment aux travaux à l’hôtel ex-Aletti. Zehira Yahi rappelle que l’édition 2017 a recensé près de 10 000 spectateurs. Selon elle, ces chiffres attestent que le public augmente d’une année à une autre. «Nous espérons qu’il sera encore plus nombreux cette année», espère-t-elle. La programmation de cette année prévoit 17 films en compétition, dont 9 documentaires et 8 fictions. L’ouverture officielle aura lieu le 1er décembre à partir de 18h, à la salle Ibn Zeydoun, avec la projection du film palestinien en compétition, Wajib, réalisé par Anne Marie Jacir.

Le lendemain, 2 décembre, commencera la programmation et la compétition, et ce, jusqu’au 7 décembre. L’oratrice précise que le 8 décembre, le jury fera sa délibération finale et la clôture officielle aura lieu dans la soirée avec l’énoncé du palmarès, suivi par un hommage rendu au premier réalisateur tchadien, Saleh Haroun, suivi par la projection de son film Une saison en France, réalisé en 2017.   Le dernier film “Le flic de Belleville” de Rachid Bouchareb sera projeté en hors compétition le 6 décembre prochain.

La dernière journée, celle du 9 décembre, sera consacrée à la projection de trois films hors compétition, dont   L’œil du canari, du réalisateur cubain, Fernando Perez, et Pieds nus dans l’aube, signé par le réalisateur québécois Francis Leclerc, et L’enfant du diable, d’Ursula Wernly Fergui.

Si les après-midis et les soirées se caractériseront par des projections, trois matinées laborieuses seront à l’honneur.

La première rencontre, qui aura lieu le 3 décembre, sera consacrée à une discussion entre directeurs artistiques de différents festivals étrangers. Le lendemain, 4 décembre, se déroulera un master class intitulé «Le documentaire d’investigation entre les exigences de l’art et les impératifs de la formation», animé par le réalisateur belge, Thierry Michel, auquel seront conviés les étudiants et les professionnels du cinéma.

La dernière rencontre, prévue le 5 décembre, sera consacrée au cinéaste et réalisateur franco-suisse, André Gazut. Celui-ci viendra parler de son film en deux parties, Pacification en Algérie (Le sale Boulot et La politique du mensonge) ».

La commissaire du FICA, Zahira Yahi, a soutenu qu’il y a une belle production nationale cette année avec quatre avant-premières, dont La voix des anges, de Kamel Laîche, Le droit chemin, d’Okacha Touita, Choisir à 20 ans, de Villy Hermmann (Algérie/Suisse) et un documentaire, Enrico Mattéi et la Révolution algérienne, de Ali Fateh Ayadi.

Ahmed Béjaoui révèle que l’une des marques du festival en question, c’est que la plupart des films sont de 2018. Très peu de films sont de 2017. Certains de ces films sont en train de faire leur première vison en Europe et en Amérique.

Les réalisateurs qui seront présents au FICA sont : Michel Tosca, pour son film Libre, Ronja Von Wurmb-Seibel et Niklas Schenck, pour True Warrios, l’Algérien Kamel Laîche, pour La voix des anges, le réalisateur Villy Hermmann, pour Choisir à 20 ans, Thierry Michel, pour Les enfants du hasard, Chakib Taleb-Bendiab, pour Black Spirit, Nayat Ahmed Abdesalam, pour Bidoun hawiya, Ali Fateh Ayadi, pour Enrico Mattéi et la Révolution algérienne, Okacha Touita, pour Le droit chemin, Rachid Bouchareb, pour Le flic de Belleville, Saleh Haroun, pour Une saison en France.

Le producteur Yangzom Brauen sera présent pour parler du film Born in battle. De même que les comédiens Réda Kateb et Ahmed Benaïssa seront aussi présents au festival pour représenter le film Frères ennemis, de David Oelhoffen.

Comme chaque année, deux jurys seront installés, dont celui du film documentaire, qui sera présidé par le cinéaste sénégalais, Ousmane William Mbaye, et celui de la fiction par Nabil Boudraâ. Dans chacun des jurys, il y aura le Prix spécial et le Grand Prix. L’innovation cette année en matière de prix est l’attribution par l’Unesco de la médaille Gandhi pour le meilleur film.

Concernant le budget alloué à cette édition de 2018, la commissaire a indiqué que celui-ci a été revu à  la hausse  avec  en prime l’implication  de plusieurs partenaires, dont, entre autres, l’OREF, le CNCA, l’ONCI , l’ENAG et l’ETUSA.

elwatan