« L’Autre Côté de l’espoir » d’Aki Kaurismäki Un film fort et attachant 7 décembre 2018

« L’Autre Côté de l’espoir » est un récit de chemins qui se croisent. Cette fiction, qui a obtenue l’Ours d’Argent du Meilleur réalisateur à la Berlinale de 2017, est une comédie dramatique finlandaise. Ecrite, produite et réalisée par Aki Kaurismäki, le film raconte l’histoire de deux destins qui se croisent. C’est l’histoire de Wikhström qui, la cinquantaine, décide de changer de vie en quittant sa femme alcoolique et son travail de représentant de commerce pour ouvrir un restaurant. Et aussi celle de Khaled qui est un jeune réfugié syrien, échoué dans la capitale finlandaise. Son espoir : reconstruire sa vie. Il voit sa demande d’asile rejetée mais décide de rester malgré tout. Un soir, Wikhström le trouve dans la cour de son restaurant. Touché par le jeune homme, il décide de le prendre sous son aile. Au sein de l’établissement, Khaled trouve peu à peu sa place et retrouve l’espoir, pourtant toujours menacé.

Si le film se révèle fort et intense, attachant et profond, c’est parce que le cinéaste a su trouver spontanément le ton juste pour raconter le dénuement de Khaled. Le film est dépouillé de tout élément ostentatoire. Il s’écarte du superflu pour aller vers l’essentiel. Il ne cherche pas à employer le sensationnel pour émouvoir le public, mais il concentre toute son attention sur la psychologie de ses personnages et du lien qu’ils entretiennent. C’est pour dire : l’essentiel, c’est la solidarité. Dans son film, Aki Kaurismäki fait entendre un besoin de fraternité. C’est un film sur l’hospitalité. Il se veut de tous les partages et de tous les rapprochements.

A travers cette histoire touchante et bouleversante, le cinéaste nous parle du destin d’un migrant, la dure réalité d’un migrant. Et des affres de l’immigration en générale, un sujet d’actualité porté par les médias.

Ainsi, le cinéaste met l’actualité au premier plan. Il fait parler la crise des migrants. Et Parallèlement, il pointe du doigt la gestion bureaucratique d’une crise humanitaire.

Le cinéaste donne à travers l’histoire racontée plus de passion, d’émotion. C’est un film poétique et engagé en même temps.

Pour finir, « L’Autre côté de l’espoir », est le second volet d’une trilogie entamée avec Le Havre. Cette trilogie serait plus précisément centrée sur les migrants.