L’ambassadeur de Palestine à Alger, Louaï Aissa 2 décembre 2018

 « Wajib » est une image approximative de la lutte Palestinienne pour préserver son identité

L’ambassadeur de Palestine à Alger, Louaï Aissa a déclaré en marge de la projection du film « Wajib » d’Annemarie Jacir, qui a procédé à l’ouverture du 9ème Festival international du cinéma d’Alger, que « ce long métrage rappelle la cause palestinienne, notamment parce qu’il traite un modèle de vie Palestinien dans les territoires occupés en 1948 et transmet au spectateur algérien la nature de la controverse et du quotidien dans ces régions. Le débat qui a opposé le père et son fils, à la fin du film, est une expression d’un état de conflit intergénérationnel. Le film traite également, d’une manière symbolique la situation palestinienne, arabe ou encore israélienne, qu’on reconnait dans ce film par l’erreur de la date entre Vendredi et Samedi produites dans les invitations au mariage de la fille ».

L’orateur a poursuivit « l’histoire de la mort du mari de la mère, qui est américaine, puis un dialogue, qui montre que la mère sera de retours, cela signifie que le choix américain dans le soutien à Israël est achevé et que l’État palestinien arrive, tout cela se résume par des symboles. Ce qui est beau dans ce film, est quand le spectateur voit la situation palestinienne et la vie des palestiniens sous la colonisation et également l’état de privation de volonté, de personnalité et d’existence qui relèvent de l’entité sioniste, faisant tout son possible pour voler notre identité et notre terre et donc cela se reflète sur le palestinien, qu’il soit père ou enfant. Ce film évoque d’autres parts, le rôle de l’OLP (l’Organisation de Libération Palestinienne), qui dirige au final l’action nationale palestinienne à l’étranger et la situation des Palestiniens dans leur territoire et la situation des personnes forcées à s’accrocher parfois au sol pour préserver leurs identités » précisera t il. « Ce film fait référence aussi, à l’actualité de l’état arabe, en citant dans ce dernier Daech en deux façons, en premier lieu quand il dit qu’il est sorti de Nazareth pour rejoindre Daech et le second qui vient de Daech pour être soigné dans les hôpitaux de l’occupation sioniste, c’est là, la question ! On parle des israéliens qui soutient cette organisation » ajoutera t il.

L’ambassadeur de la Palestine à Alger ajoute « je dis toujours que nous avons opprimé notre peuple en 1948, certains d’entre eux ont été accusaient d’avoir rejoint le camp Israélien et d’avoir obtenu la citoyenneté israélienne, alors qu’il faut les considérons comme des chevaliers parce qu’ils ont continué à protéger leur langue et leur culture et ont continué à se battre pour leur territoire. Le langage du film ou encore cette cause ne peuvent pas être comprises par le spectateur algérien, car elle loin de la vision algérienne, cela est tout à fait normal car les algériens vivent dans un état de résistance et de confrontation. Le film relate un cas palestinien qui s’est déroulé en 1948.

L’ambassadeur a exprimé également, ses remerciements et sa reconnaissance à l’Algérie, représentée par le ministère de la Culture, qui a toujours soutenu notre cause et qui tente à toutes occasions d’être une empreinte palestinienne. « La vérité, c’est ce dont nous avons besoin, nous faisons face à des partis qui cherchent à cacher ou à déformer la cause palestinienne ou à lui donner de nouvelles dimensions et le Festival international du cinéma d’Alger a choisi le film d’ouverture pour être palestinien », dira t il.