La fausse saison … lorsque la raison l’emporte 12 novembre 2019

Intitulé « la fausse saison »,  Menad Embarek, ce réalisateur algérien, nous offre un billet pour voyager dans le temps. L’Algérie lors de ses années noires. Un court-métrage de 15 min, en compétition au festival international du cinéma d’Alger (FICA), pour sa 10ème édition.

Un lourd passé tragique qui a marqué le pays, c’est la décennie noire sanglante où le réalisateur met en scène la poignante histoire d’un jeune homme Djamel à la recherche de son âme courageuse. Ce dernier embrasse le diable dans le but d’impressionner son père qui le considère comme un homme sans plus. Djamel fut la proie facile pour les extrémistes de l’époque. Tout près et si fragile, son voisin profite de cette situation le persuadant qu’il est un des soldats choisis par le tout-puissant et que le moment est venu pour prouver sa loyauté et sa gratitude envers Dieu.

Sa mission consiste à mettre fin à la vie d’un chanteur nommé Midou. Entre la peur et l’envie d’impressionner son père qui n’a aucune idée sur les actes ni les pensées de son fils, le jeune homme se fond et se perd. Le choix est dur, mais le verdict tombe, c’est la foi et la raison qui l’emportent. Djamel renonce  a cet acte cruel est se dit : ‘ je ne suis pas un lâche’, une réponse à haute voix…. ‘Je ne suis pas un lâche’.  Le réalisateur a tenu également à rendre hommage à travers ce film aux artistes et aux journalistes qui ont péri.