Kamel Iaiche, réalisateur : « Le film a un aspect réaliste, même s’il garde un coté poétique » 3 décembre 2018

Parlez nous des protagonistes du film.

Le film porte à l’écran le quotidien perturbé de Mahrez, un jeune de l’Algérie contemporaine. Il y a une histoire à l’intérieur de l’histoire, un film dans le film. Son destin croise celui d’un artiste, la relation se développe entre ces deux protagonistes en fonction des rencontres qu’ils vont avoir.

Le film se concentre essentiellement sur la vie de la jeunesse, il déborde un peu sur le cadre familial des deux protagonistes, mais le dynamisme juvénile demeure le moteur du film.

Le film aborde plusieurs thématiques reliées au passé et à l’actualité de l’Algérie. L’engagement est présent sous quelle forme dans le film ?

Ils s’engagent déjà sur une vision différente de la jeunesse. J’aimerai bien que le film fasse réfléchir les adultes sur le regard qu’ils portent sur la jeunesse qu’on considère, à la limite, non comme une source de grand espoir. Nous remarquons que beaucoup de jeunes ne sont pas épanouis. Les adultes ne croient pas trop en cette jeunesse, j’espère que le film relance le débat sur cette question, et qu’on puisse voir objectivement la qualité  de cette jeunesse et ne plus la pointer d’un doigt de jugement global.

Cette espérance peut-on la retrouver dans le titre du film ; « la voix des anges » ?

Le film a un aspect très réaliste même s’il garde un coté poétique. Il y a des anges blancs, des anges noirs, les forces du bien et les forces du mal. Après, c’est à nous de choisir quel ange doit-on écouter et suivre. Je pense que chaque spectateur pourra se faire sa propre idée sur cette question. Ce qui m’a intéressé le plus, c’est de parler de l’avenir de cette jeunesse actuelle, loin des douloureux épisodes du terrorisme d’autrefois.