Juan Gordon, Producteur du film « Yuli » : « Notre désir est de voir Cuba prospère » 15 novembre 2019

Le long métrage « Yuli », de la réalisatrice espagnole Icíar Bollaín, a été projeté ce Mercredi 14 Novembre, en présence de son producteur Juan Gordon, et cela dans le cadre de la compétition officielle du 10e Festival International du Film d’Alger (FICA), qui se déroule à la salle Ibn Zeydoune de l’Oref Riadh El Feth.

Juan Gordon dira à propos du film : « Quand nous avons commencé le tournage du film «Yuli », nous avons très clairement souligné le faite qu’il y’est trois éléments importants à prendre en considération, à savoir la danse, la musique et la lumière ». il ajoutera dans le même contexte : « Nous avons effectué un travail plusieurs mois avant d’entamer le film, qui consiste en la composition de la musique, et aussi sur la chorégraphie, qui a été au préalablement préparée. Carlos est un professionnel du ballet classique, mais aussi il a été très important pour nous tous, de prendre en considération le ballet contemporain ».

A travers ce film, « nous avons également essayé, de mettre en avant la situation de Cuba durant 30 ou 40 dernières années. Quand nous avons présenté ce film l’an dernier, au Festival de la Havane, les cubains l’ont considéré comme étant un hommage pour eux et pour leur pays » affirmera t il. Il expliquera aussi,  « en réalité ce fut notre intention quelque part, que de montrer qu’à Cuba, il peut y’avoir un futur pour certaines personnes, à l’image de Carlos, qui peuvent prospérer professionnellement et même personnellement, sans pourtant sortir de la Havane. Notre intention est en outre, propager une certaine fierté à travers l’appartenance à Cuba, indépendamment de la situation politique du pays ».

Quant à la projection de Yuli à Cuba, le producteur confiera que « nous avons également, été objet de critique par rapport à certaines scènes qui montrent la corruption à la Havane, mais il faut savoir aussi, qu’en réalité nous n’avons pas voulu critiquer Cuba, dont nous sommes amoureux quelques parts, mais notre désir est de voir Cuba prospère, avec une fin de l’embargo et une vie qui est sans interférence des Etats Unis ».

Le film est partit d’un point de départ qui est « simplement le roman autobiographique de Carlos s’intitulant « No Way Home » (Pas de retour à la maison), qu’il a écrit à ses 40ans. Cette idée a émergé de la part d’une productrice et moi-même, étant coproducteur espagnole, avec l’appui de plusieurs pays, à l’image la France, l’Allemagne, l’Angleterre ainsi que Cuba » avouera t il.

Quant au casting et au choix des comédiens, il dira : « C’est une situation très difficile, car il s’agissait de narrer la vie de Carlos, étant toujours en vie, et figurant également dans le film. Ce qui a été le plus difficile, était de concevoir un moment ou Carlos lui-même prenne la parole et dise que ma ville ne fut pas ainsi, il y’a quelque chose qui ne va pas par rapport à cela, ou aussi sur une autre narration sur un aspect de sa vie ». Il clôturera par :«  Nous sommes arrivé à la suite, à un arrangement avec la réalisatrice en disant que Carlos a décidé de respecter la vision que pouvait avoir cette dame, de la vie de l’acteur. Le reste du casting, s’est déroulé à la Havane, ou nous avons trouvé ce merveilleux enfant que vous voyez mais aussi les autres acteurs qui figurent dans le film ».