Impressions à propos du Festival international du cinéma d’Alger 5 décembre 2017

Impressions à propos du Festival international du cinéma d’Alger:

Sadék Démocratoz, musicien

Sadék Démocratoz, musicien

« Il est intéressant de voir un festival dédié au film engagé »

Je félicite les organisateurs du FICA, car c’est très intéressant de voir un festival dédié au film engagé. Le premier film que j’ai suivi de cette 8e édition est « Kemtiyu Cheikh Anta », un film révélateur, informatif, poignant et émotif. En tant qu’algérien qui s’intéresse aux racines des peuples et à l’anthropologie de l’Afrique, ce film m’a beaucoup parlé du moment où je m’intéresse beaucoup plus aux films documentaires qu’à la fiction.
Je suis impatient de voir les films algériens programmés, et j’espère qu’ils seraient engagés en parlant de la réalité et du vécu des algériens.


Belkacem Hadjadj, cinéaste

Belkacem Hadjadj, cinéaste

« Un bon film est en lui-même un film engagé »
Sur le plan organisationnel et professionnel, le FICA est la rencontre cinématographique la mieux organisée en Algérie, la plus aboutie et la plus professionnelle. Cela permet des échanges très appréciables entre les cinéastes et le public.
Pour ce qui est de la qualité des films et de l’engagement, je dirai que tout cinéma est engagé, mis à part le cinéma commercial qui fait n’importe quoi pour vendre son produit. Cela dit, à partir du moment où un cinéaste a une motivation et quelque chose à dire, que ce soit sur le plan purement esthétique, cinématographique ou politique, c’est du cinéma engagé, un bon film est en lui-même un film engagé, quelque soit la qualité et la nature de son engagement. Et de ce point de vue, les films projetés au FICA sont de ce niveau là.


Chérif Aggoune

Chérif Aggoune

« Le FICA nous a toujours gratifié de films de qualité »

Depuis sa création, le FICA nous a habitué a des films de qualité, des films qu’on ne peut pas voir ailleurs, c’est une aubaine d’y assister. Nous avons assisté à des chefs d’œuvres par le passé comme la palme d’or « Moi Daniel Blake » lors de la précédente édition, je suis rentré à Alger à l’ instant, et je suis persuadé que la programmation est aussi somptueuse que les précédentes éditions.
Les films proposés parlent de la vie en général et de l’engagement en particulier, des films qui explorent la nature humaine et parlent de la difficulté de l’être, portent beaucoup d’humanisme. Je sors à l’instant de la salle obscure après avoir suivi « Kemtiyu Cheikh Anta », un documentaire de qualité qui nous fait découvrir davantage de choses sur Anta Diop, cette icône de la culture africaine, un personnage qui a éclairé notre jeunesse.