FICA 2019 : le palmarès dévoilé 17 novembre 2019

La cérémonie s’est déroulée en présence de grosses pointures du cinéma algérien, notamment des acteurs et des cinéastes étrangers qui sont repartis émerveillés par cet évènement qui les a réunis et permis de se retrouver entre professionnels.  Il y a eu beaucoup d’échange à l’occasion de cette soirée qui s’est déroulée dans une ambiance mondaine digne des grandes cérémonies cinématographiques internationales. Comme quoi, l’Algérie, n’a rien à envier aux autres rives.  Tous sont venus apporter leur appuie mais surtout leur soutien à ce festival qui défend les causes engagées de l’Algérie. D’où l’hommage rendu à Moussa Haddad.   Très émues et aux bords des larmes, son épouse et ses deux filles, ont reçu, à titre honorifique, une distinction en la mémoire du défunt mais aussi en guise de reconnaissance à ses œuvres et à la personne qu’il a éte  Le trophée du festival entre les mains, l’épouse de Moussa Haddad, Amina Bédjaoui Haddad, a souligné : « C’est une véritable occasion pour moi de découvrir qu’il est resté ci connu, et il vivra longtemps qu’on se souvient de lui. La plus belle manière de continuer à exister quand on a quitté ici bas, c’est justement par ce genres de moments d’évocations si sincères ».  C’est dans une salle archi comble, que l’hommage a été rendu au grand réalisateur Moussa Haddad qui a marqué le cinéma algérien. Anciens et novices avaient enjolivés l’espace et le hall d’Ibn Zaydoun qui a abrité toutes les projections du FICA 2019 qui, pour rappel, s’est tenu du 9 au 14 novembre à l’Office Ryad El Fath (OREF).    Cap sur les distinctions honorifiques et remise des prix. Les Jurys des différentes sections, se sont succédés sur la scène pour annoncer les vainqueurs du FICA. Le grand prix « film long métrage » a été attribué à l’unanimité du jury, à « Wardi » (The Toxer) de Mats Grorud. Il y’a eu trois distinctions pour le court métrage, dont la mention d’encouragement remporté par « felfel lahmar » de Saadia Gacem. Pour le grand prix, il a été attribué à « fazcing Mecca » de Jan-Eric Mack alors que le prix Gandi est destiné à 143 rue du désert » de Hassen Ferhani.

Hommage à Moussa Haddad   Les artistes en parlent

L’hommage rendu à Moussa Haddad à l’occasion de la cérémonie de clôture de la 10ème édition du Festival International du Cinéma d’Alger (FICA) 2019, a ému l’assistance d’où les différents témoignages des artistes qui ont connu de près comme de loin ce personnage qui a fait la gloire du cinéma algérien.

Salim Aggar, directeur de la Cinémathèque : Moussa hadda est unique et irremplaçable :

« Moussa Haddad est un pionnier du cinéma et pour le 7ème art. S’il était encore vivant, il aurait encore offert de magnifiques productions. Il est d’ailleurs impossible de trouver un autre réalisateur comme lui, il est et il restera unique en son genre. Ses films sont émouvants et extraordinaires à l’exemple des Vacances de l’inspecteur Tahar, qui a été le film le plus populaire et qui a enregistré le plus de recettes dans le cinéma algérien ».

Mouni Boualam, présidente du jury court métrage « Moussa Haddad est celui qui m’a ouvert les portes » :

« J’ai eu le privilège de connaitre Moussa Haddad, et ce fut un honneur pour moi. Ce réalisateur est une véritable école, sa méthode et ses techniques font l’objet d’études dans les grands instituts cinématographiques. Il est l’un des rare du domaine, à encourager les jeunes, et leur accorder des rôles et à les encourager. Il m’a ouvert les portes, il vit en nous d’où l’importance d’assurer la relève, pour perpétuer son travail ».

Zhira Yahi, commissaire du FICA : « Moussa Haddad, il fut un appui pour les jeunes » :

« Moussa Haddad est un homme valeureux qui a toujours été disponible pour les jeunes et à les aidé à émerger dans le monde du cinéma même aux côtés de professionnels. Il a continué à former et à faire des films tant aimé et regarder en raison de l’effet, du bonheur et de l’émotion qu’ils dégagent ».

Ben Salah : « Moussa Hadda, premier vrais technicien du cinéma »

« C’est un grand monsieur. Il a été le premier vrai technicien du cinéma du point de vu professionnel d’où ses succès à savoir, l’inspecteur Tahar, les Enfants de Novembre et autres. Parlant de lui Moussa Hadda l’homme, il était gentil et sensible envers les gens. C’est un exemple qui a donné la chance à tout le monde ».