Festival international du cinéma d’Alger Un rendez-vous qui s’impose par sa qualité 2 décembre 2018

Le coup d’envoi du Festival international du cinéma d’Alger, dédié au film engagé, a été donné, dans la soirée de samedi, à la salle Ibn Zeydoun (Riad-el-Feth). C’est  Azzedine Mihoubi, ministre de la culture, qui a annoncé l’ouverture de cette 9ème édition, en la présence d’un public nombreux.

Dans une déclaration, le ministre de la culture a tenu à remercier Zehira Yahi, commissaire du festival international du cinéma d’Alger, pour son engagement, à chaque édition, dans le bon déroulement de ce rendez-vous.

Il l’a qualifiée de « militante de la culture et du cinéma ». « Elle se tient derrière le succès remarquable de cet événement », a-t-il dit. Et de poursuivre : « Et pour cela, nous devons lui exprimer notre soutien et notre solidarité. Nous saluons la commissaire et toute l’équipe qui travaille avec elle. »

Le ministre de la culture s’est dit satisfait de la tenue de ce festival.

« Je suis content que ce festival s’impose chaque année par lui-même et par sa qualité. Ce succès on le doit aussi au public qui est fidèle et toujours présent », a-t-il déclaré.

Celui pour qui « la valeur fondamentale de ce festival est humaine » a souligné que « ceux qui l’organisent passent une année entière à visionner des films. Ensuite, ils définissent un axe de recherche qui va être la marque de l’édition. Cette année, le choix s’est porté sur un problème social qui préoccupe l’humanité entière : c’est le problème des migrants. C’est un problème plus important que le terrorisme. Et le cinéma est le miroir de cette réalité, c’est un témoin de cette tragédie humaine. Je remercie les organisateurs du choix essentiel de cette thématique. »

Par ailleurs, M. Mihoubi a félicité les organisateurs pour avoir placer – comme cela se fait à chaque édition – la Palestine en tête de leurs préoccupations. « Car la question palestinienne reste au cœur des préoccupations de l’ensemble de l’humanité et algérienne en particulier », a-t-il dit.

En conclusion, le ministre de la culture a évoqué le prix Miriam Makeba dont les résultats du jury international ont été annoncés vendredi lors d’une cérémonie qui a eu lieu au palais de la culture.

« C’est un prix instauré par l’Algérie en reconnaissance à la grande militante Marima Makeba », a-t-il dit. Et de renchérir : « Ce prix a obtenu le soutient du Président de la République Abdelaziz Bouteflika. Ce prix rappelle et réaffirme la constance de la position de l’Algérie et son engagement envers la paix et la justice. Le jury a décidé d’accorder ce grand prix pour sa première édition au festival du Fespaco (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou) qui fêtera l’année prochaine 50 ans. L’expérience du Fespaco est une expérience unique dans son genre. Il faut rappeler que l’idée de ce festival est née ici en Algérie lors du PANAF en 69 ans. Ce prix est un fort hommage à ce Festival qui a ouvert un espace très grand au cinéma africain. »