FESTIVAL INTERNATIONAL DU CINÉMA : COURT MÉTRAGE, LA NOUVEAUTÉ 12 janvier 2018

Inauguré dans la soirée de ce vendredi 1er décembre, à El Mouggar, le Festival international du cinéma d’Alger apporte cette année une nouveauté : la programmation de matinées consacrées à six courts métrages.

Le cinéphile aura également, cette fois-ci, l’opportunité d’apprécier de nouveaux courts métrages. Lors de la conférence de presse, mardi dernier à la salle El Mouggar à Alger, la commissaire du festival, Mme ZehiraYahi a précisé que « nous avons ajouté au programme habituel deux Fenêtres sur courts pour projeter six court-métrages aux thématiques engagées et dont les réalisateurs sont de jeunes talents ». 

De son côté, M. Ahmed Bedjaoui, critique de cinéma et directeur artistique du festival, a confié à l’assistance qu’il serait probable de voir les court-métrages en compétition aux prochaines éditions. Pour cela, il faut davantage de moyens d’ordre technique d’après ce dernier.

La projection, hors compétition, de six court-métrages va certainement encourager les réalisateurs participants à cette huitième édition, mais aussi leurs pairs à aller vers de nouvelles créations et se retrouver à l’affiche de la future Section court-métrage du festival.

L’un des courts métrages proposés est celui du réalisateur Areedj Abu Eid : Un été brûlant. Cette œuvre relève toujours de l’actualité, soit la condition des Palestiniens de la Bande de Ghaza. Son auteur a fixé sa caméra sur l’intimité d’une famille ghazaouie sous les bombes israéliennes en plein été 2014 et en plein ramadhan. Dans une succession de scènes, la narratrice raconte la peur, la pénurie d’eau, les odeurs, les destructions massives …

Pourtant, l’espoir est toujours entretenu. L’autre film inhérent au thème de l’occupation est celui du Collectif Equipe média et Rafilm : 3 cameras volées. Sa caractéristique n’est pas tant dans les images sur le Sahara Occidental, mais aussi dans le combat de journalistes indépendants à garder leurs caméras.

En raison du blocus médiatique instauré par les autorités marocaines, ils filment en secret, rapportant les violations des droits de l’homme, des manifestations de Sahraouis réprimées par la police et l’armée. Autant d’œuvres sur des sujets qui donnent matière à débat.

FENETRE SUR COURTS
– Lundi 04 décembre : Salmeen de Rabah Slimani (Algérie, 2017, 25 mn) ; 3 Stolen Cameras du Collectif Equipe média et Rafilm (Suède, 2017, 18 mn) ; Promises Halimocan’tkeep de Paula Palacios (Espagne, 2017, 15 mn).
– Mardi 05 décembre : Un été brûlant de Areedj Abu Eid (Palestine, 2016, 17 mn) ; Et il a plu de Youcef Mahsas. (Algérie, 2017, 22 mn) ; Je te promets de Mohamed Yargui (Algérie, 2017, 17 mn).
Matinées à 10h à la salle El Mouggar.

AU PROGRAMME DU JOUR
Samedi 02 décembre.
10h : Débat avec Nicolas Wadimoff autour de son documentaire Jean Ziegler, l’optimisme de la volonté.
14h. Documentaire Molenbeek, Génération radicale ? de Chergui Kharroubi (Belgique, 65 mn).
16h30. Documentaire On revient de loin de Pierre Carles (France, 101 mn).
19h. Long métrage fiction Ciel rouge de Olivier Lorelle (Vietnam-France, 90 mn).
Rediffusion des films le lendemain à la Cinémathèque aux mêmes heures. Accès libre au public. Consulter : ficinema.dz

L’indépendant