Facing Mecca… Vers le chemin de la paix 10 novembre 2019

La salle Ibn Zaydoun à Riad El Fath,  a vu cette après-midi la projection du premier court-métrage en compétition pour la  10ème édition du  Festival international du cinéma d’Alger (FICA).  L’honneur de cette première projection était au réalisateur suisse Jan-Eric Mack. Fasciné par le 7ème art, il a étudié le cinéma à l’université des arts de Zurich. Connu pour son dévouement et son engagement, le réalisateur a plusieurs courts-métrages primés, qui ont été présentés dans des festivals du monde entier, dont Facing Mecca qui a arraché de multiples titres à savoir, le prix du cinéma suisse 2018 du meilleur court-métrage. 

Une approche cinématographique au service d’une cause humanitaire.  25 minutes d’action, où le réalisateur met en avant l’une des multiples problématiques que les immigrants font face. Tout commence par un appel téléphonique de l’hôpital, où le réalisateur nous plonge dans un cadre dramatique et socio-politique, issu d’une situation réelle que les réfugiés de la crise syrienne sont confrontés quotidiennement à l’Occident. C’est l’histoire d’un jeune père de famille Fareed, réfugié en suisse, avec ses deux filles et sa femme atteinte d’un cancer au stade final. Ce dernier fait face à une situation critique, dans un climat typiquement étranger pour lui, ayant vécu dans une société pleine de rites et de traditions se trouve confronté à la réalité de la société européenne, suite au décès de sa femme, le jeune papa trouve refuge et soutien chez Roli ; un personnage qui vient apporter de l’équilibre dans la vie de cette petite famille, un message que le réalisateur veut véhiculer à son public à travers les actes de Roli, ce retraité suisse qui vient donner de l’espoir et l’hospitalité à Fareed.

Les événements s’enchaînent et Fareed tombe sous la juridiction du conseil d’Amrikon. Le jeune papa veut voir sa femme enterrée conformément aux rites musulmans. Roli souhaite aider Fareed et ses filles, mais des problèmes se posent rapidement. Les tombes du cimetière local ne sont pas alignées pour faire face à La Mecque ; le conseil est incapable de procéder à l’inhumation dans les 24 heures qui suivent son décès, le chaos s’installe et Fareed pris de panique, refuse que la tombe soit exhumée après 25 ans et attribuée à nouveau car ceci est une profanation absolue. Le conseiller assure à tous qu’il remédiera à ce problème dans la semaine. Roli, peu impressionné par les solutions du conseil, laisse entrevoir une idée plus créative, il décide alors d’enterrer la femme au beau milieu de la forêt, un endroit idéal pour Fareed et ses filles,  en laissant ainsi croire au conseil que le corps de la défunte a été bien été transféré en Syrie.