Conférence de presse de Rachid Bouchareb 8 décembre 2018

 » Je voulais signer une comédie dans ma filmographie « 

Suite à la projection de son dernier film « Le flic de Belleville », projeté jeudi soir à la salle Ibn Zeydoun en hors compétition pour le 9e FICA, le cinéaste franco-algérien Rachid Bouchareb a animé vendredi, une conférence de presse pour débattre autour de son film.

Connu pour avoir exploré des questions existentielles de l’époque contemporaine, à l’exemple de l’immigration et de la rédemption, Rachid Bouchareb a décidé de tenter une expérience de comédie. « Je voulais classer dans ma filmographie, d’essayer dans ma carrière une expérience dans la comédie. A priori, de ce qu’on m’a dit, le public algérien a beaucoup rit, même de ce que j’ai vu à Paris, en Belgique ou en suisse en Suisse », a-t-il noté. Revenant aux fondements de l’inspiration de cette comédie policière, clin d’œil à « Flic de Beverly Hills » ou encore « Deux flics à Miami », Rachid Bouchareb est revenu à cette glorieuses époque du cinéma américain des années 1980. « Ce film est un peu le fruit de tous ces films que j’ai vus aux années 1980, toutes les comédies qui m’ont marqué, avec notamment ces acteurs afro-américains qui commençaient comme Eddie Murphy. Il y a eu par la suite toute une série de films que j’ai beaucoup un peu plus tard à l’exemple de « L’arme fatale ». Aujourd’hui on en fait moins de ce genre de films, et je voulais donc essayer de revenir à cette époque en écrivant un film avec tous les codes des comédies policières des années 1980, pour rendre hommage à tous ces films, ainsi que pour m’amuser avec les acteurs », a-t-il confié. Revenant sur sa collaboration avec Biyouna, ainsi qu’avec Omar Sy, talentueux comédien qui fait le bonheur du cinéma français actuel, Rachid Bouchareb a affirmé que ce mélange culturel, avec notamment un clin d’œil à la culture asiatique constitue un élément essentiel à la toile de fond de son cinéma. « J’ai un élément qui permet, peut-être, aux spectateurs algériens, à travers Biyouna, d’avoir une place dans cette histoire, ça permet une entrée, parce qu’on connait cette actrice, une mère algérienne qui a un enfant qui s’appelle Omar Sy, un comédien avec qui le travail est simple et rapide. Ce mélange avec l’acteur américain Luis Guzman crée plus de diversité », a-t-il expliqué.

Pour son prochain film, Rachid Bouchareb confie qu’il travaille d’ores et déjà sur un sujet moins drôle, à savoir l’engagement des européennes dans la guerre d’Algérie aux années 1950.