« Born in battle » ou les troubles des enfants soldats 4 décembre 2018

Dans la fenêtre sur le court-métrage que le FICA a ouvert pour sa neuvième édition, les cinéphiles algérois ont plongé mardi après-midi, dans les violents dédales de l’enfant soldat à travers un poignant film intitulé « Born in battle » de la cinéaste Yangzom Brauen.

Le film commence d’une manière poétique avec notamment une voix off enfantine qui fait l’éloge de la paix et dénonce la guerre et la violence. Comparant la famille comme un arbre comme dit l’adage africain, l’atrocité de la guerre attrape le petit Oneka, jeune garçon de douze ans dont les seuls préoccupations sont de jouer au football et de collectionner les pierres.

Comme à son accoutumée, il part hebdomadairement au marché avec sa grande mère, mais un beau jour, il écoute pour la première fois le son d’une arme, hélas que sa grand-mère soit la victime de cette balle fatidique qui tue également son innocence et le fait basculer dans l’univers violents des rebelles.

Il cache ses larmes par crainte des ravisseurs qui lui ont obligé à commettre les pires atrocités. Il parvient à s’échapper pour retrouver son foyer et ses parents. La hutte familiale fut attaquée une nouvelle fois par d’autres rebelles, toujours à la recherche d’enfant soldat.

Le film explore la névralgique problématique des enfants soldats  qui sévit en Afrique. Il démontre avec une esthétique irréprochable les atrocités des troubles psychologiques causées par la guerre aux enfants.

Lors du débat qui a suivi la projection, le producteur du film a souligné que le film a fait le tour du monde où il a eu un grand succès. Sur la question de la possibilité d’en faire un film documentaire afin de relater ce fléau avec plus de réalisme, le producteur a précisé que la fiction touche plus de cinéphiles à travers l’émotion et l’empathie. Il a par ailleurs affirmé que le tournage aurait coûté plus cher en Afrique.