AVANT-PREMIÈRE DU “DROIT CHEMIN” D’OKACHA TOUITA À ALGER Un film soporifique et dénué de sens ! 21 décembre 2018

Okacha Touita vient de signer un nouveau long-métrage intitulé “Le droit chemin” dont l’avant-première nationale a eu lieu jeudi à Ibn Zeydoun (Oref), dans le cadre du 9e Fica. Après le biopic Opération Maillot (2015), voilà que le réalisateur change de registre avec cette fiction de 103 minutes, qui a réuni une panoplie de comédiens algériens, notamment les remarquables Mehdi Remadani et Ahmed Benaïssa. C’est l’histoire d’un trentenaire, Lyès bosse dans l’office de l’urbanisme, après deux ans de service, il est promu adjoint du directeur. Ce nouveau poste fera découvrir au jeune homme les coulisses de la mafia du foncier où la corruption est le maître-mot. Plutôt honnête, Lyès tente bien que mal d’éviter d’être embarqué dans cet engrenage de l’argent facile. Mais sa prise de conscience et sa candeur le mèneront vers d’autres sentiers… Dans son film Okacha Touita a pris le risque d’aborder une thématique plutôt originale ; celle de la spéculation foncière et immobilière dans le pays, et particulièrement à Alger, où le trafic de terrains fait des ravages.  Même si l’idée est bonne, le film est raté ! Dès les premières minutes, l’ennuie commence à prendre le dessus. Cette fiction donne l’impression d’avoir été construite sans élément déclencheur ; du début à la fin, la trame est dénuée de tout sens. Entre lenteur, redondance et absence de fil conducteur, d’ailleurs, même les comédiens donnaient l’air d’être perdus, et n’avaient nullement leur place dans ce “navet”. Ce long-métrage s’inscrit encore une fois dans la liste des films produits par le CADC, qui finiront dans les tiroirs. Loin d’être des œuvres destinées pour les salles obscures, ces productions passeraient mieux en tant que téléfilm sur le petit écran. Dans Le droit chemin même si le réalisateur a eu le flair d’évoquer un sujet d’actualité, en référence au dernier scandale de Kamel Chikhi (le boucher), cette fiction a été trahie par la faiblesse des dialogues, et un scénario mal ficelé. D’ailleurs, à la sortie de la projection, plusieurs spectateurs étaient “intrigués” par le choix du comité de visionnage du Fica, qui a retenu ce film en compétition officielle. À noter que la clôture de cette 9e édition, qui se tient depuis le 1er décembre, aura lieu ce soir avec la traditionnelle remise des prix.

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