9e Fica : « La voix des anges » de Kamel Laïche projeté en avant-première 21 décembre 2018

ALGER – Le long métrage de fiction, « La voix des anges », un mélodrame social explorant la société algérienne à travers sa jeunesse, du réalisateur Kamel Laïche, a été projeté en avant première dimanche soir à Alger.

D’une durée de 96mn, ce film a été présenté en compétition du 9e Festival international du cinéma d’Alger (Fica), ouvert samedi à la salle Ibn Zaydoun de l’Office Ryadh El Feth.

« La voix des anges » relate l’histoire de Mahrez, campé par Nassim Madani, un jeune algérois sans formation, sans occupation, ni grandes ambitions survivant de petits larcin la journée pour se payer des psychotropes dans son quartier populaire des hauteurs de la capitale.

En arrachant le portable d’un automobiliste, Mahrez se fait arrêté par les forces de l’ordre mais contre toute attente la victime, Khaled, un cinéaste joué par Nidal El Melouhi, retire sa plainte et offre au jeune un travail sur son plateau de tournage.

Cette rencontre change la vie du jeune homme qui oublie sur le plateau son père violent, son frère emprisonné, et sa mère battue et humiliée quotidiennement. A partir de ce moment un autre film s’installe dans le film, celui qui est en tournage et qui aborde l’endoctrinement extrémiste des jeunes algériens pendant les années de terrorisme mettant en scène un autre jeune homme en détresse, aidé puis récupéré par une association clandestine.

Le film en tournage montre toutes les étapes d’endoctrinement jusqu’à l’épreuve ultime où le jeune homme doit abattre un homme de sang froid pour pouvoir rejoindre d’autres groupes terroristes dans le maquis.

Très enthousiasmé par son nouveau travail et par le monde de la production cinématographique Mahrez commence à rêver d’une vie meilleure pour lui et pour sa mère.

Avec deux histoires évoluant en parallèle et quelques lenteurs, « La voix des anges » tente cependant d’aborder un trop grand nombre de fléaux sociaux (drogue, violence faite aux femmes, extrémisme, …) que le réalisateur a tenté de partager entre les deux trames tout en truffant le film d’une multitudes de petites allusions à d’autres problématiques.

Le 9e Fica se poursuit jusqu’au 9 décembre avec sept autres longs métrages en compétition dont « Le droit chemin » de Okacha Touita, »Rusty Boys » du Luxembourgeois Andy Bausch, « Une saison en France » du Tchadien Saleh Harounou, « L’autre côté de l’espoir » du Finlandais Aki Kaurism?ki.

APS