9e Festival international du Cinéma d’Alger : Projection du long métrage Le flic de Belleville de Rachid Bouchareb 21 décembre 2018

Dans le cadre de la tenue du 9e Festival international du cinéma d’Alger, le dernier long métrage Le flic de Belleville, du réalisateur algérien Rachid Bouchareb, a été projeté, en hors compétition, jeudi soir à la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth à Alger.

C’est en présence de nombreux cinéphiles qu’a eu lieu cette projection en avant-première nationale. Il était difficile pour les retardataires de trouver une place assise. En effet, en plus des travées qui étaient squattées, les organisateurs ont dû rajouter des chaises. C’est dire l’engouement qu’à suscité ce film chez les intéressés.

Après avoir signé London River ; Hors-la-loi ou encore La voie de l’ennemi, le réalisateur franco-algérien Rachid Bouchareb explore un autre genre cinématographique avec son dernier-né, Le flic de Belleville. Sorti en octobre dernier en France, Le flic de Belleville est une comédie d’1 heure 51 minutes. Le décor est planté dans un premier temps à Paris, ensuite à Miami, aux Etats-Unis.

Dans le film, Sébastien Bouchard, alias Baba Keita, campé par l’excellent comédien Omar Sy, est un policier des plus ordinaires vivant à Paris. Il est considéré par ses pairs comme un spécialiste des pickpockets des faubourgs. Avec une mère collante et possessive à la fois – interprétée par la comédienne hilarante Biyouna – et sa petite copine Lina, Baba a du mal à gérer la situation. Il n’arrive pas à se décider à déménager pour se mettre en couple avec sa dulcinée à cause de cette mère trop encombrante. Baba a un ami d’enfance et de cœur, Roland, qui est un officier de liaison au consulat général de France à Miami.

Un soir, alors que les deux comparses sont attablés dans un restaurant parisien, Roland est tué à bout portant par des trafiquants de drogue. Roland était, en fait, en mission à Paris. Il diligentait une enquête sur un trafic de stupéfiants.

Très éprouvé par le décès de son ami, Baba est bien déterminé à retrouver l’auteur de ce crime crapuleux. Ainsi, il est détaché à Miami. En compagnie de sa tendre mère, il prend le premier vol à destination de Miami. Dès qu’ils parcourent quelques kilomètres à Miami, en compagnie du chauffeur qui leur a été dépêché, ils sont subjugués par la ville, son modernisme et son confort.

Biyouna, dans la peau d’une nouvelle bourgeoise, se prête au jeu de ce nouveau mode de vie. Ses répliques et ses mimiques sont tous simplement époustouflantes. Idem pour l’espiègle Baba qui a l’art et la manière de parer à des situations bien difficiles, surtout avec son nouveau coéquipier d’origine lati-américaine, Ricardo Garcia (Luis Guzmán). Nos deux bonhommes au caractère bien trempé et qui se complètent partent sur les traces des trafiquants. L’enquête les mènera jusqu’en Afrique où sera anéanti le baron de la drogue, à savoir un sénateur africain.

A travers cette comédie, Le flic de Belleville – rappelons que c’est lors d’un tournage aux Etats-Unis qu’il a eu l’idée de ce sujet –, le réalisateur Rachid Bouchareb s’est essayé avec brio à ce nouveau genre de film américain. La trame du film choisi est des plus élaborées et ses comédiens sont tout simplement convaincants. Quant au zeste d’humour, il a été servi à volonté. 

elwatan