9e festival international du cinéma d’Alger : la Palestine à l’honneur 21 décembre 2018

Le ministre de la Culture, M. Azzedine Mihoubi, a procédé, hier soir, à l’ouverture officielle de la 9e édition du Festival international du cinéma d’Alger, devant une assistance nombreuse, à la salle Ibn-Zeydoun, de Riadh El-Feth, avec la projection du film palestinien en compétition, Wajib, de la réalisatrice Annemarie Jacir.

Le ministre de la Culture, M. Azzedine Mihoubi, a procédé, hier soir, à l’ouverture officielle de la 9e édition du Festival international du cinéma d’Alger, devant une assistance nombreuse, à la salle Ibn-Zeydoun, de Riadh El-Feth, avec la projection du film palestinien en compétition, Wajib, de la réalisatrice Annemarie Jacir.

La cérémonie s’est déroulée en présence de la commissaire du festival, Mme Zehira Yahi, du directeur artistique du FICA, M. Ahmed Bedjaoui, de l’ambassadeur de Palestine, M. Louaï Aïssa, et de représentants du corps diplomatique et de nombreux artistes nationaux et internationaux. Dans son allocution d’ouverture, le ministre a affirmé que «ce festival s’impose chaque année, impose sa qualité et la présence de ce public qui témoigne sa fidélité».
La valeur fondamentale de ce festival, a-t-il poursuivi, «est basée sur les valeurs humaines, car ceux qui l’organisent passent l’année entière à regarder des films et à choisir. Ils définissent ensuite un axe de recherche qui va être la marque de l’édition». Dans cette optique, il a estimé que «le choix de cette année s’est porté sur un problème social qui préoccupe l’humanité entière». Il s’agit du problème des migrants, rappelle M. Mihoubi, qui souligne que «ce phénomène qui préoccupe toute l’humanité est encore plus dangereux que le terrorisme, il est pénible tous les matins de se réveiller avec des nouvelles de personnes qui périssent en mer dans des conditions épouvantables».
M. Mihoubi a exprimé sa satisfaction quant à la qualité de l’organisation, et tenu à saluer le professionnalisme des organisateurs. «Je voudrais renouveler mes remerciements aux personnes qui veillent sur ce festival, pour ce choix essentiel dans la direction de l’humanité, l’autre raison de féliciter les organisateurs, c’est que chaque année, ils placent la Palestine en tête de leurs préoccupations», a-t-il dit, tout en rappelant que «la question palestinienne doit rester au cœur des préoccupations de l’ensemble de l’humanité». Il y a lieu de rappeler que cette édition est axée principalement sur la question des migrants.
Cette nouvelle édition est marquée par la projection d’une trentaine de films, dont 17 en compétition officielle. En effet, 9 films documentaires et 8 longs métrage de fiction participeront à cette compétition. Les cinéphiles pourront, ainsi, assister à trois séances de projection par jour, à la salle Ibn-Zeydoun, avec une rediffusion le lendemain à la filmothèque Mohamed-Zinet. Des débats avec les réalisateurs ou l’équipe du film sont également programmés quotidiennement. La salle Frantz-Fanon sera, quant à elle, réservée aux conférences et à une master-class. Le festival se poursuivra jusqu’au 9 décembre.
    Sihem Oubraham