9E ÉDITION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DU CINÉMA D’ALGER :17 œuvres en compétition officielle 21 décembre 2018

La programmation du Festival international du cinéma d’Alger du film engagé comporte 17 œuvres en compétition officielle, dont 9 documentaires et 8 fictions, en sus de 5 courts métrages et la diffusion, au lendemain de la clôture, de trois films hors compétition.

C’est reparti pour un tour pour le Fica (Festival international du cinéma d’Alger dédié au film engagé), dont la 9e édition se tiendra du 1er au 9 décembre, à la salle Ibn-Zeydoun, la filmathèque Mohamed-Zinet et l’espace Frantz-Fanon de l’Office Riadh El-Feth (Oref).
Pour ce nouveau cru, expliquaient la commissaire du festival, Mme Zehira Yahi, et son directeur artistique, Ahmed Bedjaoui, lors d’une conférence de presse tenue hier à l’Oref, 17 œuvres, dont certaines “ne sont pas encore sorties à l’international”, seront en compétition. Parmi elles nous retrouvons 9 documentaires et 8 fictions en compétition officielle, en sus de 5 courts métrages et la diffusion, au lendemain de la clôture, de 3 films hors compétition.
En plus du caractère engagé des œuvres projetées, plusieurs réalisateurs, à l’instar de Mouti Dridi, avec Gauche-droite, Chakib Taleb-Bendiab avec Black sprit ou encore Ali Fateh Ayadi avec Enrico Mattéi et la révolution algérienne viendront présenter leurs films et en débattre avec le public. Ainsi, pour la catégorie longs métrages, des œuvres palestinienne, algérienne, française, luxembourgeoise ou encore tchadienne se disputeront le Grand prix de cette édition, au travers de Wajib, de la Palestinienne Anne-Marie Jacir, La voix des anges, de Kamel Laïche (Algérie), ou encore Mélancolie ouvrière de Gérard Mordiallat (France).
Pour le volet formation et débats, le festival consacrera, le 4 décembre à l’espace Frantz-Fanon, une master-class avec Thierry Michel, à destination d’étudiants de l’Ismas et de l’école Oxygène, et d’une rencontre, le 5 décembre à la même salle, avec André Gazut.
Ce dernier reviendra avec le public sur ses films autour de la pacification, ou comme l’expliquait M. Bedjaoui : “Comment ses films sur la colonisation, leur message et leur portée durent-ils jusqu’à nos jours ?” Et d’ajouter à propos du cinéaste : “Pour moi, c’est un homme qui a marqué le cinéma. Ce qu’il fait n’est pas du journalisme, c’est de l’investigation.” Cette problématique sera d’ailleurs abordée avec les étudiants des écoles et instituts cités plus haut, afin de “rendre accessibles des choses peut-être particulières et difficiles”, dira Bedjaoui, “mais aussi des expériences uniques à ces étudiants pour qu’ils en fassent leur profil dans le futur”.
Par ailleurs, cette année, un hommage sera rendu au cinéaste tchadien Mahamat Saleh Haroun, tandis qu’une invitée particulière, en la personne de la réalisatrice sahraouie Najet Ahmed-Abdessalam, réfugiée en Espagne, présentera son court métrage Bidoun hawiya (sans identité), qui posera la problématique des Sahraouis, notamment ceux réfugiés en Espagne. “Comme la cause palestinienne, la cause sahraouie nous tient à cœur, il était intéressant de donner une visibilité à des travaux de ce genre”, a commenté Mme Yahi.
À noter enfin qu’une nouvelle distinction de l’Unesco vient étoffer le nombre de prix dont jouit le Fica, tandis qu’Ousmane William M’baye et Nabil Boudraa présideront les jurys des catégories documentaire et fiction.

Yasmine Azzouz