10ème édition du Festival international du cinéma d’Alger : Une programmation riche et inédite 7 novembre 2019

Fidèle à son public, le Festival international du cinéma d’Alger (FICA), revient dans  sa 10ème édition prévue du 7 au 16 novembre en cours, avec un programme aussi riche que varié.            Lors d’un point de presse animé lundi dans la matinée, à la salle Frantz-Fanon de l’Office Riad El Feth (OREF), la commissaire du Festival, Zehira Yahi, a annoncé que 24 films étaient en compétition (Documentaires longs-métrages, Fictions longs-métrages et Courts-métrages)  et 7 hors compétition en précisant que le programme comportait également une master-class et deux tables-rondes.

Le festival se déroulera à la salle Ibn Zeydoun (projection des films en compétition), à la salle Cosmos (rediffusion) et  à la salle Frantz Fanon (rencontres professionnelles).

L’ouverture officielle du Festival aura lieu dans la soirée du jeudi 7 novembre avec la projection du film d’animation Wardi (The Tower) du réalisateur norvégien  Mats Grorud, inscrit en compétition. Le lendemain, vendredi 8 novembre, la salle Ibn Zeydoun accueillera le documentaire  Corleone, le parrain des parrains de Mosco Boucault (16h 30) et la fiction La miséricorde de la jungle de Joel Karekezi (19h).

Le documentaire très attendu de Hassen Farhani 143 rue du désert  figure en compétition et sera projeté le samedi 9 novembre à 16h30, précédé par un autre documentaire  Lettre à Inger de Maria Lucia Castrillon : les deux documentaires seront suivis de débats avec les réalisateurs et les protagonistes principales. La soirée sera consacrée au film Desrances de la réalisatrice burkinabée Apolline Traoré qui en débattra avec le public.

Tout en présentant les grandes lignes du festival et en insistant sur la diversité des films « des regards différents sur des sociétés, sur le monde, sur l’humain », Zehira Yahi a mis l’accent sur l’introduction des courts-métrages en compétition parce que « c’est un genre cinématographique à part entière , parce que l’Algérie possède une pépinière de jeunes réalisateurs talentueux et parce que certains des courts-métrages reçus méritaient d’être partagés avec le public du festival car leurs réalisateurs ont droit à une vraie visibilité ».

La réalisation féminine sera mise à l’honneur avec la nigérienne Amina Abdoulaye Mamani qui présentera le  documentaire réalisé sur son père, belle figure militante du parti Sawaba, exilé en Algérie après l’indépendance de son pays en présence de Nils Andersson qui a bien connu Abdoulaye Mamani et qui l’a soutenu tout comme il a soutenu les militants algériens de la fédération de France et du FLN pendant la guerre de libération nationale.

Egalement avec Maria Lucia Castrillon (Lettre à Inger), Mila Turajlic (L’envers d’une histoire), Apolline Traoré (Desrances) et Iciar Bollain (Yuli), Saadia Gacem (felfel lahmar).

Elle sera également à l’honneur à la faveur de la table-ronde Femmes au cinéma et femmes de cinéma  le dimanche 10 novembre, table-ronde ouverte aux professionnelles ainqi qu’aux étudiantes du cinéma et de l’audiovisuel.

« A l’image de Nils Andersson, d’autres protagonistes de documentaires, de belles personnes forçant le respect et l’admiration, seront présents au Festival à l’exemple d’Inger Servolin (Lettre à Inger), José Maria Galante Serrano (Le silence des autres),  Malika (143, rue du désert), Srbijanka Turajlic (l’envers d’une histoire) a précisé  Zehira Yahi.                      Concernant les projections algériennes, elles se distinguent par les courts-métrages Hadi Hiya  de Youcef Mahsas, La fausse saison de Menad Embarak, Une histoire dans ma peau  de Yanis Kheloufi, Tahiti de Latifa Saïd, Sotra d’Abdallah Aggoune,  et Felfel lahmar de Saadia Gacem

Pour la première fois, le grand réalisateur algérien Merzak Allouache sera présent au Festival avec une nouvelle fiction en avant-1ère,  Paysages d’automne, suivi d’un débat.

Mme Zehira Yahi a enfin souligné la qualité des films qui seront projetés en hors compétition en invitant le public à venir découvrir en avant-1ère le documentaire sur le magnifique et regretté architecte André Ravéreau, amoureux du M’zab et de la Casbah (André Ravéreau et l’Algérie ; et le site créa la ville) ainsi que tous les autres films qui seront projetés les 15 et 16 novembre à la salle Ibn Zeydoun.

A noter également, comme chaque année un hommage aux combats menés par les Palestiniens (Wardi) et les Sahraouis (A message to Obama).

Présent à cette rencontre, Ahmed Bejaoui, directeur artistique du Festival a rappelé que de nombreuses thématiques seront abordées, notamment la fragilisation des indépendances comme ce fut le cas en Côte d’Ivoire (Desrances) et au Rwanda (La miséricorde de la jungle), deux pays qui se retrouvent face à un réel de problème  de cohésion sociale, victimes de manipulations et de conflits.

Cette année, le FICA rendra hommage à feu Moussa Haddad. Il est également prévu de distinguer un film (Documentaire ou Fiction) qui recevra la prestigieuse « Médaille de Gandhi » décernée par le Conseil International du Cinéma, de la télévision et de la communication audiovisuelle. En 2018, la médaille a été attribuée au documentaire belge

Les enfants du hasard  de Thierry Michel et de Pascal Colson.  Pour finir, la fiction cubaine « Inocencia » du réalisateur Alejandro Gil est prévue pour la cérémonie de clôture officielle qui aura lieu le 14 novembre avec le palmarès et la remise des prix (Prix des jurys et prix du public).

Rappelons enfin que l’entrée est libre dans les deux salles.

Myrale Racha