10E ÉDITION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DU CINÉMA D’ALGER “Paysages d’automne” de Allouache en avant-première mondiale 7 novembre 2019

Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue hier à l’Oref, la commissaire de la manifestation, Zahira Yahi, a fait savoir que le dernier film de Merzak Allouache, Paysages d’automne, sera projeté en avant-première mondiale. Elle a aussi donné les raisons de l’absence du film Abu Leila tout en évoquant le film Papicha.

Le Festival international du cinéma d’Alger (Fica) revient dans sa 10e édition, du 7 au 16 novembre, à la salle Ibn Zeydoun (Oref). Cette cuvée, et à cause de la tenue de la présidentielle en décembre prochain, a été pour la première fois avancée au mois de novembre. Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue hier à l’Oref, la commissaire de la manifestation, Zahira Yahi, a fait savoir que cette édition connaîtra l’introduction des courts métrages en compétition officielle : “Cette année, s’il y a une nouveauté particulière, c’est l’introduction des courts métrages en compétition. Nous avons trois catégories en compétition, que sont les longs métrages fictions, longs métrages documentaires et courts métrages. Dans les docs, il y a des documentaires et de la fiction, mais ils seront en compétition à part entière.”
Parmi les nouveautés de cette année, nous retrouvons le dernier long métrage de fiction de Merzak Allouache, Paysages d’automne, qui sera projeté en avant-première mondiale le 12 novembre. La programmation du film de Allouache s’est faite au détriment du film Abu Leila d’Amin Sidi Boumediene, qui devait être projeté en compétition officielle. “On a pensé au film Abu Leila, mais entre-temps, nous avions reçu le film de Allouache. Pour un festival, ça passe avant. J’ai programmé Abu Leila en hors compétition, mais l’équipe du film a préféré finalement se retirer du festival”, a encore fait savoir la commissaire. Papicha a aussi été évoqué lors de cette conférence.
Mme Yahi a en effet expliqué que “l’idée de le programmer était là, mais nous avons changé de cap. Ça reste un beau film auquel on souhaite beaucoup de chance aux Oscars”.
De son côté, Ahmed Bedjaoui a soutenu qu’“il ne peut y avoir de projection sans sortie nationale et sans dérogation pour le projeter durant le festival”. Dans la même veine, il a été question de la sélection de films sur le Hirak pour cette édition. Selon Zahira Yahi, “deux œuvres ont été reçues, sans répondre toutefois aux critères de sélection. On n’arrête pas de le répéter, c’est un festival du film engagé, mais l’engagement doit être bon aussi, et répondre à des critères esthétiques, artistiques et techniques”, a-t-elle soutenu. Par ailleurs, les thématiques des films de cette édition seront “les migrants, les femmes et le continent africain.
Il y a à la fois beaucoup de réalisatrices, sujets de docs ou de films, et des œuvres qui abordent des questions de femmes. D’autres films aborderont la question de la dislocation, de la cohésion nationale comme effet de la colonisation ou de la néocolonisaition”. On retrouve parmi ces films Desrances de la Burkinabé Appoline Traoré, Burkinabe Bounty, de Lara Lee, 143, route du désert de Hassen Ferhani, Facing Mecca, court métrage suisse de Jan-Eric Mack, ou encore The Tower, qui ouvrira la compétition le soir du 11 novembre.
Aussi, plusieurs tables rondes et master class se tiendront à partir de 10h, dont “Le montage, troisième écriture d’un film” avec Yannick Kergoat, “De l’idée à l’Histoire et de l’Histoire au scénario : comment suggérer sans trahir ?” avec Boukhalfa Amazit, ou encore “Femmes de cinéma et femmes au cinéma” modérée par Amina Bedjaoui-Haddad.
Yasmine Azzouz