Cérémonie de clôture de la 5e édition du FICA 19 décembre 2014

françaisCloture

La 5e édition du Festival international du cinéma dédié au film engagé (FICA) a pris fin jeudi soir à la salle El-Mouggar, lors d’une cérémonie marquée par des hommages et l’annonce des lauréats. Peu avant le discours de clôture de la commissaire du FICA, Zehira Yahi, le jury (Fiction et Documentaire) a lu une déclaration commune condamnant les menaces de mort portées à l’encontre de l’écrivain Kamel Daoud.

Le jury Fiction présidé par Djamel Bendeddouche a attribué le Grand prix de la 5e édition du FICA au long-métrage «Gabrielle» de Louise Archambault, tandis que le jury Documentaire présidé par Mohamed Chérif Bega a choisi d’attribuer le Grand prix de cette section à « Examen d’Etat » de Dieudo Hamadi, et ce, lors de la cérémonie de clôture, organisée jeudi soir à la salle El Mouggar. Le jury a également attribué des mentions ainsi que le Prix Spécial (Voir palmarès à la fin de l’article).

Dans une déclaration commune, le jury a condamné les menaces de mort dont a fait l’objet l’écrivain Kamel Daoud, tout en tenant à exprimer sa solidarité avec les Algériens dans leur combat pour «la liberté et la tolérance». Le public a également fait son choix en attribuant son prix dans chacune des sections du festival.

Ensuite, la commissaire du FICA, Zehira Yahi a prononcé son discours de clôture, estimant que la 5e édition «a tenu ses promesses». «Elle en a même apporté de nouvelles en confirmant l’intérêt et la passion des professionnels ainsi que des publics pour le film engagé», a-t-elle souligné. Mme Yahi a également fait remarquer que grâce à l’art et au-delà de celui-ci, « nous avons pu partager, nous humains d’Algérie et du monde, nos inquiétudes, nos indignations mais aussi nos espoirs ».  La commissaire a, en outre, fait part d’une conviction (celle des organisateurs) selon laquelle «l’esthétique devient encore plus belle quand elle porte des éthiques ».

Auparavant, le FICA a rendu hommage à quatre personnalités du monde du 7e art : le réalisateur Malik Bendjelloul, disparu prématurément en mai 2014, le cinéaste et écrivain Abderrezak Hellal, disparu également dans le court de l’année 2014, et Malik Ait Aoudia, réalisateur s’illustrant principalement dans le documentaire et qui se bat contre la maladie. Emu aux larmes, Stevan Labudovic a également été honoré par le Festival, lui qui avait rejoint les maquis Algériens pour filmer une guerre qui était sans images. Stevan Labudovic et d’autres réalisateurs, « cinéastes de la liberté », ont réussi a donné une voix et une image au peuple algérien en lutte pour son indépendance. Vladimir Tomcic, directeur de la maison de production et des actualités Yougoslaves, Filmske Novosti (qui fête son 60e anniversaire cette année), a rendu hommage au FICA en lui offrant un trophée. L’autre cadeau de Filmske Novosti ce sont des images inédites de la guerre de Libération nationale qui ont été projetés lors de cette cérémonie.