La 5e édition du Festival international du cinéma dédié au film engagé (FICA) a pris fin jeudi soir à la salle El-Mouggar, lors d’une cérémonie marquée par des hommages et l’annonce des lauréats. Peu avant le discours de clôture de la commissaire du FICA, Zehira Yahi, le jury (Fiction et Documentaire) a lu une déclaration commune condamnant les menaces de mort portées à l’encontre de l’écrivain Kamel Daoud.


Les membres des jurys des deux catégories du 5e Festival international du cinéma d’Alger (Fica) dédié au film engagé, ont exprimé, lors de la cérémonie de clôture tenue jeudi soir à la salle El Mouggar, leur engagement pour défendre la liberté d’expression et la liberté de création en Algérie et ailleurs.


En plus des projections et débats, le Festival international du cinéma d’Alger-Journées du film engagé, c’est aussi  cette halte rendue  aux personnages qui ont marqué le paysage du 7e art. Avant l’annonce du palmarès du 5e FICA, l’assistance qui s’est déplacé en grand nombre , en cette  fin de semaine, à assisté à une série d’hommages rendus à StevanLabudovic, photographe personnel du Président de l’ex Yougoslavie Tito, qui fut un grand militant de la lutte de libération nationale algérienne mobilisant sa caméra et son savoir-faire au service de la cause algérienne. Présent à cette cérémonie, StevanLabudovicdéclare en pleure « Je suis très heureux d’être parmi vous et partager ce moment », dénonçant également la cruauté de la guerre en rappelant « le prix fort de la liberté ».



Mettre à nu l’intégrisme et ses crimes

La fiction «Timbuktu » une plaidoirie contre l’intégrisme religieux, les violences du terrorisme commises au nom de la religion et l’invasion intellectuelle et spirituelle du Mali par cette doctrine, du réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako a été présenté, mercredi 17 décembre à 19h30 au public de la salle El Mouggar.


Le long-métrage de fiction a été projeté mercredi après-midi (à 17h) à la salle El Mouggar, dans le cadre de la compétition du 5e Festival international du cinéma d’Alger (Fica) dédié au film engagé.


Comment est né le projet de « Loubia Hamra » ?

C’était à l’occasion de la célébration du Cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie. J’ai eu envie de le raconter non pas à travers d’une guerre, mais à travers d’une libération de soi d’abord. Je voulais exprimer la liberté à travers de ce film.


Le film a été projeté cet après-midi (15h), dernier jour de compétition, à la salle El Mouggar dans le cadre du 5e Festival international du cinéma d’Alger – Journées du film engagé, et en présence des comédiens.


« L’engagement de Mercedes Sosa est profond, humain, universel »

Le réalisateur argentin de « Mercedes Sosa, la voix de l’Amérique latine » a animé, mercredi matin, une rencontre-débat avec le public et la presse gravitant autour de son œuvre.Un documentaire qui se veut un vibrant hommage à celle qui a passé toute sa vie à militer contre l’oppression et l’injustice, et pour la liberté et le droit d’exister. Ce qui lui vaut la réputation d’être une artiste engagée.    


Les drames d’une femme exceptionnellement courageuse

Inspirée d’une histoire vraie, cette fiction de Marco Simon Puccioni est un portrait bouleversant d’Armida Miserere, une des premières femmes directrices de prison d’Italie, incarnée avec brio par Valeria Golino. La comédienne a réussi à saisir toute la complexité de son personnage, celui d’une femme courageuse, qui n’a pas cessé, tout au long de sa carrière, de rechercher la justice.


Désir d’autonomie

Un film renseignant sur le quotidien des personnes inadaptés au Canada et de la prise en charge dont ils bénéficient, a été projeté au public  mardi 16 décembre à 17h à la salle El Mouggar.

D’une durée de 104mn, cette fiction, menée comme un documentaire qui suit le quotidien de Gabrielle, une adolescente inadaptée, a été présenté en compétition officielle de la catégorie fiction du 5e Festival international du cinéma d’Alger dédié au film engagé qui se tient depuis le 12 décembre.