Le fabuleux destin de Rodriguez

Véritable petit bijou cinématographique, le documentaire qui a tout d’un film, Sugar Man, de l’Algéro-suédois Malik Bendjelloun, a été projeté à la salle El Mouggar lors de la 4e édition du Festival international du cinéma d’Alger dédié au film engagé.


L’écoulement à surface libre (#ESL) revient  après une «éclipse ». Cette fois ce sera une « compilation » de deux semaines (du15 au 21 décembre, et du 22 au 28 décembre).

Dans ce #ESL, le dernier de 2013, je m’attaque au cinéma. Précisément de ce que j’ai pu récolter du festival international du cinéma d’Alger (Fica) dédié au film engagé.  Ainsi je reviens sur chaque journée « mouggarienne », en présentant chaque film, le nom du réalisateur, et la bande-annonce (ou un extrait) du film. Le plus c’est deux notes personnelles pour chaque projection. Une « formule » pour signifier l’engagement (selon moi), et une autre pour donner un avis sur ce que j’ai vu, avec un angle « spécifique ». Une précision de taille, ce que vous lirez n’a aucune relation avec une quelconque critique cinéma. C’est juste un regard d’un passionné, plus proche des cinéphiles, les vrais, que des pseudos-intellectuels.


ALGER – Emigrer dans l’espoir d’une vie meilleure ou rester se battre auprès des siens en Palestine, tel est le dilemme traité par le réalisateur palestinien Rashid Masharawi dans son film « Palestine Stéréo » projeté mardi à Alger.

Présentée en compétition officielle du 4ème Festival international du cinéma d’Alger (Fica) dédié au film engagé, cette fiction met en scène cette déchirure à travers l’histoire de deux frères Sami et Miled dit « Stéréo ».

Ce film d’une durée de 90 min, évoque un bombardement qui a touché l’appartement de Stéréo où il a perdu son épouse et son jeune frère Sami y a laissé l’ouïe et la parole. A partir de ce moment les frères décident de tout laisser tomber et émigrer au Canada.


ALGER, 25 déc 2013 (APS) û Une expérience socialiste dans une démocratie pour rebâtir une nouvelle Grande-Bretagne est relatée dans le film documentaire « L’esprit de 45 » du britannique Ken Loach qui a été projeté mardi à Alger.

Présenté en compétition officielle du 4ème Festival international du cinéma d’Alger (Fica) dédié au film engagé, ce documentaire de 94 min se penche sur la Grande-Bretagne d’avant et après la seconde guerre mondiale et sur la période de la reconstruction.

En premier lieu, Ken Loach montre, à travers des témoignages, les conditions de vie des britanniques avant la guerre, un ultra libéralisme qui tuait le peuple lentement à coup de famine, maladies, pauvreté et un appareil de santé inaccessible. A cette époque on pouvait facilement mourir pour quelques shillings qui iront enrichir les propriétaires de mines.


ALGER – Le long-métrage de fiction « No » du cinéaste chilien Pablo Larrain, projeté lundi en compétition au 4e Festival international du cinéma d’Alger (FICA), met en évidence le rôle du langage publicitaire dans le succès populaire des opposants au maintien de Pinochet au pouvoir lors du référendum de 1988.

Réalisé en 2012, ce drame de 117mn relate, de la conception à la diffusion, de spots de campagne d’opposants à Augusto Pinochet, autorisés sous la pression internationale et pour la première fois depuis le coup d’Etat militaire de 1973, à s’exprimer sur les ondes de la télévision publique chilienne.

Le succès de cette campagne qui précipitera la chute du dictateur en 1990, est mené grâce aux idées novatrices d’un jeune publicitaire, René Saavedra, campé par l’acteur mexicain Gael Garcia Bernal.

Ce dernier, jeune père célibataire nourri aux codes de la publicité (simplicité du message, sentiments positifs, esthétique tout en couleurs, musique, etc…) revenu d’exil, choisit le thème de la joie, un sentiment qui va s’avérer unificateur et porteur d’espoir pour des milliers de Chiliens malmenés par 15 années d’une de dictature militaire les plus sanglantes d’Amérique Latine.


ALGER – Raconter le rêve d’un pays et son histoire à travers sa propre production cinématographique, c’est le défi du film documentaire « Cinema Komunisto » de la réalisatrice Serbe Mila Turajlic, projeté dimanche au public algérois.

Présenté en compétition officielle de la catégorie documentaire du 4ème Festival international du cinéma d’Alger (Fica) dédié au film engagé, ce film revisite les studios de « la cité du cinéma », les plus grands d’Europe à cette époque, haut lieu du cinéma yougoslave.

Motivée par le cri de détresse de ces lieux abandonnés depuis plus de 20 ans, ce documentaire de 101 mn déborde très vite pour raconter, à travers des images d’archives, la construction du rêve yougoslave par le président Josip Broz Tito.


ALGER – Les violations des droits de l’homme, les exactions commises à l’encontre du peuple sahraoui dans les territoires occupés et la lutte pour le droit à l’autodétermination étaient portés à l’écran samedi à Alger par le documentaire « De l’autre côté du mur, les indignés du Sahara Occidental ».

Réalisé par le français Denis Véricel, ce film documentaire produit par l’association des Amis du peuple du Sahara Occidental a été projeté en compétition officielle du 4ème Festival international du cinéma d’Alger (Fica) dédié au film engagé.


ALGER- Le film documentaire « Ne vivons plus comme des esclaves », portant à l’écran une solution utopique à la crise économique et financière en Grèce, du réalisateur franco-grec Yannis Youlountas a été projeté vendredi au public algérois.

Présenté en compétition officielle du 4ème Festival international du cinéma d’Alger (Fica) dédié au film engagé, le documentaire qui reflète le violent impact de la crise sur la société grecque suit les opposants, les manifestants et la répression du régime dans plusieurs villes du pays.


Reflet de certains idéaux, porte-voix des « causes justes » dans le monde, parfois vecteur d’opinions idéologiques ou politiques dans les années 1960-1970, le cinéma « engagé » a vu son contenu s’adapter aux bouleversements socio-politiques et aux progrès technologiques de ce 3e millénaire.

Passée de mode, l’exploitation idéologique et politique du cinéma dit engagé au service de causes décrétées comme telles, s’éclipse peu à peu au bénéfice d’un traitement « personnel », sous le prisme de la « perception propre » du cinéaste, s’accordent à dire les professionnels et autres observateurs du monde du cinéma. Parmi ces derniers, l’Algérien Malek Bensmail, auteur de « La Chine est encore loin » et « Aliénations », deux documentaires qui se singularisent autant par leur thématique que par leur approche, préconise un cinéma libre. Le cinéma engagé signifie pour ce jeune réalisateur le « courage de bousculer les tabous, d’ aborder les ‘‘sujets fragiles’’, délicats, ou interdits, et de dénoncer les injustices » : une démarche, affirme-t-il, intimement liée à l’ « audace » et à la « liberté » du cinéaste. Pour le réalisateur Yazid Khodja, le cinéma engagé tel qu’il était perçu dans les années 1970 est un genre « aujourd’hui révolu », au vu de la « diversité » des thèmes et de la « pluralité » des points de vue sur les sujets traités. Néanmoins, nuance-t-il, l’ « utilisation du cinéma à des fins politiques », comme pour le football, est « toujours à l’œuvre » et cette récupération se décline aussi dans l’industrie du cinéma.


Son dernier film-documentaire« Le martyre des sept moines de Tibhirine » a été projeté dernièrement à Alger dans le cadre du 4e Festival international du cinéma d’Alger. Ce document-choc qu’il a coréalisé avec la chercheuse Séverine Labat, offre un éclairage nouveau sur l’odieux assassinat d’hommes de religion en 1996. Basée sur des témoignages inédits des acteurs directs dans cette affaire, dont le chef terroriste Hassan Hattab, les deux adjoints de Djamel Zitouni, etc., cette enquête révèle, au détail près, le déroulement des événements, depuis l’enlèvement des moines à leur décapitation par les membres du GIA.


Cérémonie – Le Festival international du cinéma d’Alger, une manifestation dédiée aux films engagés, a pris fin, jeudi, à la salle El-Mougar, avec la remise des prix aux lauréats de cette 4e édition.

Deux films serbes ont été primés. Le premier, ‘Cinema Komunisto’ de Mila Turajlic, est un documentaire qui revisite le rêve yougoslave à travers la production de la cité du cinéma de Belgrade.
Il a remporté le Grand prix du jury. ‘Circles’, le deuxième primé, est une fiction. Réalisé par Srdjan Golubovic, ce film, qui a été distingué suite à un vote unanime du jury, raconte l’histoire de plusieurs familles serbes dont les destinées ont toutes été marquées par un seul incident ayant coûté la vie à un jeune soldat lors de la guerre de Serbie en 1993.
Toujours dans la catégorie fiction, le prix spécial du jury a été attribué au film ‘No’ du cinéaste chilien Pablo Larraín. Quant au Prix du public, nouveauté de cette année, il a été décerné à la réalisatrice Licino Azevedo du Mozambique pour son film ‘La vierge de Margarida’.