« Des œuvres qui conjuguent talent et engagement »

Le rideau est tombé sur le 4e FICA. Dans cet entretien, Mme Yahi fait une rétrospective de cette manifestation cinématographique dédié au film engagé qui s’est déroulée du 19 au 26 décembre 2013 et qui a vu la participation de 19 films (8 fictions et 11 documentaires).


Le cinéma Serbe domine la compétition du Fica 

Le cinéma serbe à été distingué dans les deux catégories de la compétition officielle de la 4e édition du Festival international du cinéma d’Alger dédié au film engagé, lançant ainsi le générique de fin de cette édition.


Générique fin d’une manifestation

Tombée de rideau jeudi soir à la salle El Mouggar sur le 4 e  FICA dédié au film engagé clôturant ainsi une semaine riche en découvertes cinématographiques.






Charles Burnett : un engagement à traves l’image

La 4e édition du Festival international du cinéma d’Alger n’a pas dérogé à la règle. Comme le veut la tradition, un hommage a été rendu au réalisateur américain Charles Burnett. Pour son œuvre cinématographique, pour son engagement à travers les thématiques abordées, son implication dans les différentes causes qui touchent l’Homme à travers le monde.

En effet, deux cadeaux lui ont été remis par deux grandes figures de la Révolution algérienne : les moudjahidates Zohra Drif Bitat et Annie Steiner.


Considéré comme un des plus grands réalisateurs américains, Charles Burnett a offert au cinéma des œuvres profondément sociales et politiques. Chacun de ses films jette la lumière sur la nature humaine. Réalisateur, scénariste, directeur de la photographie, producteur, monteur et acteur américain, il est  né le 13 avril 1944 à Vicksburg  Mississippi (Etats-Unis). Comme beaucoup d’autres familles noires,  ses parents décident de quitter le Mississippi pour la Californie  lors du second mouvement de migration des Afro-Américains  qui débute dans les années 1940. Ils cherchent à profiter du dynamisme l’industrie de la défense, en pleine explosion à la  suite de la Seconde Guerre mondiale, pour obtenir de meilleures conditions de vie, notamment le droit de vote. Charles Burnett  grandit donc à Los Angeles dans le quartier de Watts où ont débuté  les émeutes de 1965. Il décroche le baccalauréat puis une maîtrise à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) où il étudie la photo et le cinéma.


Une fenêtre sur l’engagement cinématographique

Dix neufs œuvres cinématographique projetées et autant de causes portées à l’écran par un panel de réalisateurs de différents horizons venus s’exprimer dans l’un des rares festivals internationaux dédiés au film engagé.

Cette 4e édition du Festival international du cinéma d’Alger aura été, en premier lieu, un espace de découvertes cinématographiques, ouvrant une fenêtre sur le monde vu à travers le prisme d’un cinéma qui interroge différentes idées, causes et éléments historiques.

Du rapport mère-enfant à l’immigration en passant par le glorieux passé du cinéma yougoslave, la reconstruction de la Grande-Bretagne et le système de l’apartheid, autant de sujets traités par les cinéastes rassemblés autour de cet événement qui a attiré un nombre respectable de cinéphiles et de professionnels du cinéma.


« Les Africains doivent être objectifs avec leur histoire »

Ousmane William M’baye, cinéaste sénégalais, et l’auteur du film documentaire « Président Dia », projeté en compétition officielle au 4e Festival international du cinéma d’Alger, a animé, jeudi, une rencontre-débat où il a parlé de son documentaire qu’il considère comme un travail de mémoire, fait à l’attention des nouvelles générations. « La nouvelle génération ne connait rien de Mamadou Dia », a-t-il dit, et de poursuivre : « Tout ce qui concerne Mamadou Dia a été effacé de la mémoire collective. Son nom a été effacé des livres d’histoire et il n’est pas enseigné à l’école. »