4e FESTIVAL INTERNATIONAL DU CINEMA D’ALGER ET DU FILM ENGAGE 26 décembre 2013

bilan

Une fenêtre sur l’engagement cinématographique

Dix neufs œuvres cinématographique projetées et autant de causes portées à l’écran par un panel de réalisateurs de différents horizons venus s’exprimer dans l’un des rares festivals internationaux dédiés au film engagé.

Cette 4e édition du Festival international du cinéma d’Alger aura été, en premier lieu, un espace de découvertes cinématographiques, ouvrant une fenêtre sur le monde vu à travers le prisme d’un cinéma qui interroge différentes idées, causes et éléments historiques.

Du rapport mère-enfant à l’immigration en passant par le glorieux passé du cinéma yougoslave, la reconstruction de la Grande-Bretagne et le système de l’apartheid, autant de sujets traités par les cinéastes rassemblés autour de cet événement qui a attiré un nombre respectable de cinéphiles et de professionnels du cinéma.

Plusieurs œuvres de ce genre cinématographique, pourtant décalé et très porté sur le divertissement, ont réussi à séduire le public à l’image de « No » du Chilien Pablo Larraín, « Circles » du Serbe Srdjan Golubovic, « Etoiles » de la sénégalaise Dyana Gaye ou des documentaires poignants à l’instar de « Cinéma Komunisto, il était une fois la Yougoslavie » de la Serbe Mila Turajlic, « L’Esprit de 45 » du Britannique Ken Loach ou «De l’autre côté du mur, les indignés du Sarah Occidental » du réalisateur français Denis Véricel…

Les causes des dernières colonies de notre époque à savoir la Palestine et le Sahara Occidentale étaient largement soutenu à l’écran en plus de la présence marqué du cinéma vietnamien.

Débats politiques, économiques sociaux ou simplement autour de techniques cinématographiques étaient aussi au rendez-vous, tout les jours dans la matinée, lors des rencontres organisées entre les cinéastes, la presse et le public. Des rencontres qui ont cette année attiré un peu plus de participants que lors de la précédente édition. Les intervenants étaient ravis du niveau des questions et des remarques des présents qui ont « épluché » le film, ne laissant aucun détail. L’échange entre les réalisateurs et le public présent était fructueux et intéressant à plus d’un titre.

Le choix du comité d’organisation de mobiliser une seule salle de cinéma, à savoir la salle El Mouggar de l’ONCI, pour tout le festival pour des raisons d’accessibilité a été du goût du public qui ainsi eu l’occasion de profiter de la totalité des projections contrairement à l’édition précédente. Cette année, les cinéphiles n’ont pas eu à choisir entre fiction et documentaire. L’équipement mobilisé à cet effet, Digital Cinéma Package (DCP) a lui aussi permis d’assurer des projection de bonne qualité au spectateurs.

En bref, le 4e FICA a été une belle occasion pour le cinéma engagé de se mettre en avant. Le public de découvrir des œuvres peu communes.